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  • Des congressmen américain exhortent Mike Pompeo à ne pas cautionner des élections non-inclusives en Haïti

    (TripFoumi Enfo) – Dans une correspondance adressée au Secrétaire d’État Américain, Mike Pompeo, ce jeudi 15 octobre, des congressmen exhortent le Département d’État à utiliser la voix des États-Unis pour soutenir des élections libres et équitables en Haïti. S’il est impératif que nous soutenions un retour à un ordre démocratique complet en Haïti, la politique américaine ne devrait pas pousser à des élections hâtives qui pourraient déstabiliser davantage le système politique fragile de ce pays, peut-on lire dans la lettre.

    Retrouvez en exclusivité la lettre du congrès.

    Congrès des États-Unis Washington, DC 20515

    15 octobre 2020

    L’honorable Mike Pompeo Département d’État américain

    secrétaire d’État

    2201, rue C, N.W.

    Washington, D.C. 20520

    Cher secrétaire Pompeo:

    Nous vous écrivons pour vous exhorter à utiliser la voix des États-Unis pour soutenir des élections libres et équitables en Haïti qui respectent la constitution haïtienne. Nous avons été alarmés de voir les récents commentaires de l’administration Trump sur les élections en Haïti qui semblent impliquer que les élections devraient se dérouler même sans l’implication large de la société civile requise par la constitution haïtienne et malgré les préoccupations généralisées concernant la légitimité du processus électoral actuel. S’il est impératif que nous soutenions un retour à un ordre démocratique complet en Haïti, la politique américaine ne devrait pas pousser à des élections hâtives qui pourraient déstabiliser davantage le système politique fragile de ce pays. Nous vous exhortons à vous assurer que la politique étrangère américaine à l’égard d’Haïti ne légitime pas un comportement antidémocratique. Les États-Unis, par leurs déclarations, leurs politiques et leurs programmes, doivent soutenir un processus électoral qui adhère à la constitution haïtienne et reconnaissent l’importance cruciale de la participation de la société civile à tout processus démocratique.

    Nous convenons tous que les élections en Haïti sont essentielles. Cependant, comme vous le savez, le président Jovenel Moïse est au pouvoir par décret depuis janvier, date à laquelle les mandats de la plupart des parlementaires ont expiré sans l’adoption d’une loi électorale nécessaire à la tenue d’élections législatives. Plus tôt cet été, les neuf membres du conseil électoral provisoire ont démissionné, invoquant la nécessité pour le gouvernement d’engager un véritable dialogue avant de procéder aux élections. La décision du président Moïse de nommer un nouveau conseil électoral provisoire par décret est troublante compte tenu de son mandat sans précédent de préparer un référendum constitutionnel et d’un manque de représentation au conseil des secteurs clés de la société civile haïtienne, ce qui est un précédent établi et requis par la constitution haïtienne. .

    Nous craignons que les récentes déclarations de hauts fonctionnaires du Département d’État ne puissent aggraver la crise politique actuelle et empêcher un dialogue constructif. Le 16 septembre, un haut État

    Le personnel de Reuters, les États-Unis demandent à Haïti de fixer une date pour les élections: Pompeo, Reuters, (23 janvier 2020). https://www.reuters.com/article/us-haiti-politics-usa/u-s-calls-on-haiti-to-set-a-date-for-elections-pompeo- idUSKBNIZM35H.

    2 Jacqueline Charles, États-Unis, dit aux dirigeants haïtiens sur les élections retardées: « Faites votre travail respectif », (16 septembre 2020). Miami Herald. https://www.miamiherald.com/news/nation-world/world/americas/haiti/article245788370.html. 3 André Paultre, Haïti se rapproche du référendum constitutionnel, des élections, (19 septembre 2020). Reuters. https://www.reuters.com/article/haiti-politics/haiti-moves-closer-to-constitutional-referendum-elections- idINKCN26B01N.

    • Jacqueline Charles, la Cour suprême d’Haïti refuse de prêter serment au Conseil électoral. Moise les a installés de toute façon (22 septembre 2020), https://www.miamiherald.com/news/nation-world/world/americas/haiti/article245930435.html.
  • Joe Biden compte sur les électeurs Haïtiano-Américains pour empêcher la réélection de Donald Trump

    (TripFoumi Enfo) – En visite à « Little Haïti » (Petite Haïti ) en Floride le lundi 5 Octobre, Joe Biden sollicite les votes des Américains d’origine haïtienne, question de donner carte rouge à Donald Trump, son adversaire à la prochaine élection présidentielle américaine programmée pour le 3 novembre prochain.

    Les élections américaines, c’est dans moins d’un mois. Et les candidats cherchent par tous les moyens à convaincre les potentiels électeurs. C’est le cas du représentant du parti Démocrate, Joe Biden, qui a visité « Little Haïti ». « Aucun départ n’aura lieu dans cette communauté », a-t-il promis aux Haïtiano-Américains lors de sa prise de parole avant d’ajouter , comme pour assurer, qu’il ne les abandonne pas, une fois élu.

    L’homme de 77 ans croit que cette communauté est capable de déterminer qui va être président le 3 novembre prochain, tenant compte du taux de participation de 2016.

    Si certains ont l’habitude de négliger les minorités aux États-Unis dans le cadre des élections, Joe Biden, quant à lui, accorde une grande importance à cette catégorie pour son élection.

    À rappeler que Joe Biden et Donald Trump, toujours pour la présidentielle, s’étaient affrontés le 30 Septembre pour la première fois lors d’un débat télévisé.

  • L’ambassade de France en Haïti estime que les conditions ne sont pas encore réunies pour l’organisation des élections

    (TripFoumi Enfo) – Les garanties politiques, techniques et sécuritaires sont essentielles pour la tenue des prochaines élections en Haïti. Toutefois, elles ne sont pas encore réunies. Telle est la position exprimée par l’ambassadeur de France accrédité en Haïti, José Gomez, ce jeudi 1er octobre 2020.

    L’ambassadeur de France accrédité en Haïti, José Gomez, a exprimé ses préoccupations quant aux velléités du pouvoir visant à organiser les prochaines élections. Il s’est exprimé, jeudi 1er octobre, durant un bref passage dans la ville de Jacmel, département du Sud-Est

    Le renforcement de la démocratie en Haïti est une affaire vitale pour le représentant de l’hexagone. Toutefois, la situation laisse à désirer. […], Il faut que des élections crédibles puissent y être organisées et on semble n’être pas encore là », reconnait-il.

    Parlant des principaux éléments constituant un obstacle à la tenue de bonne élections dans le pays, le diplomate français y relève 3 piliers d’ordre politique, technique et sécuritaire

    D’abord, José Gomez pointe du doigt le CEP tel qu’il est constitué ne donne pas la garantie nécessaire aux acteurs politiques. « Il faut y arriver, espère-t-il. Le même problème se pose au niveau technique vu qu’à date il n’existe pas une liste électorale et des retards dans la distribution des cartes d’identification accuse un grand retard», soutient-il.

    Ensuite, le contrôle des gangs sur le pays dévient très préoccupant pour le diplomate. « On ne peut pas garantir de bonnes élections quand le territoire est contrôlé par les gangs », indique-t-il.

    En effet, cette intervention revêt une importance particulière pour les acteurs impliqués dans la crise systémique qui secoue Haïti depuis quelques temps. C’est une marque de distanciation par rapport à la position américaine qui soutient le pouvoir en place et recommandant des élections le lus rapidement possible.

    De plus, cette sortie vient renforcer la conviction des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile qui reprochent au Président de préparer un coup d’État électoral. Ce, à l’aide d’un CEP bidon qui n’est pas issu d’un consensus politique dont la plupart des membres sont réputés proches du pouvoir en place

  • Haïti-Élections : Le chef du gouvernement promet de donner les moyens nécessaires au CEP

    (TripFoumi Enfo) – Le chef du gouvernement, Joseph Jouthe, se montre on ne peut plus déterminé pour faciliter la réalisation des prochaines élections. En effet, au nom de son gouvernement, il dit être prêt à mobiliser toutes les ressources dont nécessite le nouveau Conseil Électoral Provisoire (CEP). L’annonce a été faite sur son compte twitter ce mercredi 30 septembre.

    « Mon gouvernement est mobilisé à mettre à la disposition du Conseil Électoral Provisoire toutes les ressources financières et matérielles nécessaires à l’accomplissement de sa mission », a twitté le premier ministre.

    Par ailleurs, dans un autre tweet, le chef du gouvernement dit être exactement (mercredi 30 septembre, 12:54) dans un entretien avec les nouveaux conseillers électoraux en vue de leur témoigner au nom de son gouvernement, son support et sa solidarité.

    Toutefois, malgré l’inconstitutionalité du nouveau CEP selon plus d’un et les vives critiques, venues de presque tous les secteurs de la vie nationale, le pouvoir exécutif semble être toujours déterminé dans la poursuite de la réalisation des prochaines joutes électorales.


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  • Jovenel Moïse affirme à l’ONU sa volonté d’organiser des élections législatives en Haïti

    (TripFoumi Enfo) – Le président haïtien Jovenel Moïse a affirmé sa volonté d’organiser les élections législatives qui ont été reportées d’un an lors d’un discours préenregistré à l’Assemblée générale des Nations unies ce jeudi 24 septembre 2020.

    « Aujourd’hui, Haïti est privé d’une institution essentielle au bon fonctionnement de la démocratie : le Parlement. Nous avons créé un nouveau Conseil électoral provisoire pour mener des élections crédibles, transparentes, inclusives, libres, justes et démocratiques », a déclaré le numéro 1 du peuple haïtien.

    Bien que le chef de l’État ait nommé les membres du Conseil électoral provisoire, de nombreuses organisations politiques et sociales du pays ont rejeté ce Conseil , alléguant que le locataire du palais national avait agi illégalement et inconstitutionnellement

    Dans son discours, le premier mandataire de la nation a également remercié les pays qui ont aidé Haïti à faire face à la pandémie de coronavirus, en particulier Taiwan.

    « Il est temps que le monde reconnaisse le droit de cette nation à exister et lui donne la place qui lui revient dans les forums internationaux, en particulier les Nations unies », plaide le président haïtien.

    Haïti a reçu plusieurs milliards de dollars d’aide au cours des dix dernières années, mais les conditions de vie des Haïtiens ne se sont pas améliorées, a ajouté Jovenel Moïse, qui s’est montré critique à l’égard de l’aide internationale.

    « Nous avons besoin de projets qui correspondent à nos besoins, qui répondent à nos priorités et qui nous permettent de mettre en œuvre un développement économique centré sur l’homme et ancré dans le renforcement des capacités des institutions », a-t-il indiqué.

    Dans le même ordre, il a déclaré que « nous avons besoin de projets qui ont un impact positif sur la pauvreté et qui intègrent les questions sociales et environnementales du pays.

    L’ancien patron de l’AGRITRANS a également souligné certains domaines dans lesquels son administration veut faire de grands efforts, comme les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, l’agriculture, l’électricité, l’éducation, la couverture sanitaire, les besoins sociaux, la reforestation, l’accès de tous les Haïtiens à l’électricité et au crédit.

    « Haïti se relèvera de cette crise socio-économique complexe avec le soutien soutenu, cohérent et efficace de la communauté internationale », a-t-il expliqué à la fin de son discours.

    Le pays connaît une instabilité politique, économique et sociale persistante depuis 2018, ce qui a obligé les autorités haïtiennes à reporter les élections législatives prévues pour l’automne 2019.

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  • L’OEA encourage les acteurs haïtiens à trouver un consensus en vue de réaliser les élections en Haïti

    Dans une publication sur Twitter datée du mercredi 23 septembre 2020, le Secrétaire Général de l’Organisation des États Américains (OEA) réitère son soutien à la tenue des élections en Haïti. L’organisation régionale invite toutefois les acteurs internes à travailler pour renforcer la démocratie.

    « Le Secrétaire Général de l’OEA réitère son soutien pour mener un processus électoral en Haïti dès qu’il sera techniquement possible », a-t-on lu dans le tweet de Luis Almagro.

    Plus loin, le diplomate « invite les partis politiques à travailler ensemble afin de renforcer la démocratie dans l’intérêt du consensus ».

    Il est de pratique en Haïti que les organisations internationales dictent leur lois quant à la réalisation des élections. Cette fois-ci, L’OEA se montre plus ou moins réservée. Pourquoi alors? Personne ne le sait. Mais, faut-il noter qu’en diplomatie même le recul est une prise de position et une stratégie.

  • Élections américaines d’Haïti

    (TripFoumi Enfo) – Il est clair que les États-Unis s’intéressent beaucoup plus à notre avenir que nous-mêmes. Disons, ils tracent notre avenir, puisque nous nous croisons encore les bras les assistant faire et défaire. Ils exigent, saluent, sifflent que quand la faute est terriblement déplaisante, et menacent comme bon leur semble l’opposition politique.

    Ils identifient leurs intérêts, leurs priorités et se positionnent. Ils se montrent plus intéressés à la transgression d’une loi haïtienne qu’un haïtien. Ils valident et conseillent une action anti-constitutionnelle, pourvu que leurs priorités ne soient pas lésées.

    Il est probable que le centre de tabulation ne soit pas en Haïti, puisque, souvent, les États-Unis prennent connaissance des résultats avant le peuple haïtien. Certains arrivent à confirmer qu’ils ont toujours une déclaration avant-publication à faire pour valider un résultat ou exprimer leur objection.

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    Ainsi, dire que les haïtiens choisissent leurs élus est naïf. Il faut, de préférence, parler du déplacement des citoyens vers les urnes, faire un dessin, attendant M. L’ambassadeur pour approuver le résultat. Le grand électeur connaît ses intérêts. Il connaît aussi les candidats. Les candidats aussi ont bizarrement les yeux rivés sur l’ambassadeur, histoire d’attendre sa délibération. C’est comme un futur président qui attend de l’extérieur la validation de son quinquennat.

    La présence active des États-Unis dans la vie politique, et surtout électorale haïtienne n’est pas favorable à Haïti. Il faut une rupture. Il faut que cela cesse. La nécessité d’une nouvelle orientation de la relation diplomatique haïtiano-américaine s’impose.

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  • Les États-Unis demandent à Jovenel Moïse de fixer une date pour les élections législatives

    (TripFoumi Enfo) – L’ambassade des États-Unis en Haïti a demandé, ce lundi 21 septembre 2020, au président de la République d’Haïti Jovenel Moïse de publier le plus vite que possible le décret électoral afin d’organiser les élections législatives dans le pays, qui ont été reportées d’un an.

    Dans un message sur Twitter, l’ambassade américaine a estimé que la formation du Conseil électoral provisoire, annoncée le week-end dernier, était une étape importante vers les élections législatives, bien qu’elle ait exigé la publication du calendrier électoral.

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    « Nous attendons la publication du décret électoral et du calendrier pour rétablir le Parlement haïtien dès que cela sera techniquement possible », a indiqué le message Twitter de l’ambassade.

    Depuis des mois, le chef de l’État encourage la rédaction d’une nouvelle constitution, dans le but de renforcer le pouvoir du président tout en réduisant celui du parlement.

    Le pays connaît une instabilité politique, économique et sociale persistante depuis 2018, ce qui avait pour conséquence le report des élections législatives prévues à l’automne 2019.

    Outre les élections législatives, des élections municipales et présidentielles sont prévues en 2021, auxquelles l’actuel locataire du palais national ne pourra pas se présenter en vertu de la Constitution actuelle.


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  • Transition politique vers la démocratie au Venezuela, élections « Pike kole » en Haiti, le jeu confus du département d’État américain

    Alors qu’ils donnent un oui ferme pour une transition dite démocratique au Venezuela, les Etats-Unis s’attellent, en Haïti, à une seule idée : l’organisation des élections, donc non à une quelconque transition dans le pays. La maison blanche et la Colombie s’apprêtent déjà à contester les joutes léglislatives prévues pour le 6 décembre prochain par le président Nicolas Maduro.

    L’opposition au Venezuela refuse de prendre part aux élections pour renouveler les personnels du pouvoir législatif. Une décision approuvée, car saluée, par le Département d’État américain. « Venezuela nécessite une transition vers la démocratie, ce qui va garantir sa souveraineté sans aucune forme d’ingérence de l’extérieur », déclare Mike Pompeo, secrétaire d’État Américain, samedi 19 septembre au cours d’une réunion à Bogota.

    Les Etats-Unis comptent sur Ivan Duque, président de la Colombie, grand supporteur de Juan Guaidó, afin de parvenir à l’insallation de cette « démocratie » qui, du coup, selon Mike Pompeo, va favoriser la propspérité économique de la République bolivarienne.

    Pourtant, en Haïti, malgré la mauvaise gestion du pays par le pouvoir en place, et le refus catégorique de plusieurs secteurs de la classe politique de participer à toutes eventuelles élections, Les Etats-Unis, à travers son ambassade, dans un tweet mercredi 16 septembre 2020, ne jurent que par la tenue des joutes électorales dans le pays tout en exigeant aux autorités haïtiennes la formation au plus vite possible d’un CEP à cet effet.

    « Tous ceux qui oseraient s’y opposer courent le risque d’être sanctionnés, menace par ailleurs l’ambassadrice Michele Sison comme une sorte de mise en garde, toujours dans ce tweet. De tels propos ont été condamnés par certains secteurs et citoyens haïtiens, outrés. Pour ces derniers, il s’agit d’une grave ingérence de la part du Département d’État américain dans les affaires internes du pays. » Nous en avons assez de votre ingérence avec vos élections truquées », se révolte l’ancien sénateur et leader du parti Pitit Dessaline, Jean Charles Moïsie.

    Il est à rappeler que l’administration de Jovenel Moïse avait voté contre le Venezuela en janvier 2019 lors du conseil permanent de l’Organisation des Etats américains (OEA) sur la legitimité du deuxième mandat du Président Nicolas Maduro. Un vote qui a été considéré comme celui de la honte par l’opposition politique haïtienne. Pour plus d’un, en votant ainsi, le gouvernement haïtien voulait plaire aux autorités américaines en oubliant son histoire ainsi que la dette du Petro Caribe.

  • Pourquoi Jovenel Moïse veut à tout prix organiser les élections?

    (TripFoumi Enfo) – Massacre de La Saline, Massacre de Carrefour Feuille, massacre de Bel-Air, dilapidation du fonds PetroCaribe, assassinat du Bâtonnier Monferrier Dorval, assassinats des militants politiques et journalistes, création de G9 An Fanmi & Alye… Jovenel Moïse, Martine Moïse, Michel Joseph Martelly, Sophia Martelly, Olivier Martelly, Laurent Salvador Lamothe et consorts irons tout droit vers la prison si le Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK) ne gagne pas les prochaines élections.

    Si Jovenel Moïse veut à tout prix organiser les élections, ce n’est pas parce qu’elles sont la voie démocratique la plus sure pour administrer le pouvoir public comme il l’a prétendu à mainte reprises, mais tout simplement parce que si c’est son équipe et son Conseil Électoral Provisoire (CEP) qui les organisent, il leur sera plus facile de manigancer les résultats, comme ca, ils pourront rehisser facilement d’autres « Tèt Kale » dans les rênes de l’administration publique haïtienne et fuir la possibilité de se faire enfermer derrière les barreaux pour les innombrables torts qu’ils ont causés au peuple haïtien pendant leurs dix (10) ans de gouvernance.

    Selon plusieurs enquêtes menées par des institutions indépendantes et autonomes du pays, dont la Fondasyon Je Klere (FJKL) et le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), si Jovenel Moïse et consorts sont les auteurs intellectuels de plusieurs cas d’assassinats et massacres perpétrés dans le pays, le Palais National est le laboratoire principal au sein duquel ces crimes ont été commandités, dont le plus meurtrier est celui de La Saline.

    De surcroit, ces tenants du PHTK auront de nombreuses questions à répondre devant la justice haïtienne pour avoir dilapidé le fonds PetroCaribe estimé à plus de 3 milliards de dollars américains. Si cette somme n’avait pas été gaspillée dans des projets bidons, et détournée à des fins personnelles, le pays serait sûrement vu autrement, tel est maintenant le cas de la République Dominicaine qui a su dépenser la leur à des fins progressistes.

    Comment ne pas croire que les joutes électorales organisées par le pouvoir en place ne seront pas frauduleuses quand Michel Joseph Martelly avait lui-même affirmé que « PHTK ap dirije peyi sa a pandan o mwen 50 lane » ? Une affirmation qui a été reprise par le président Jovenel Moïse qui n’a pas passé par quatre (4) chemins pour dire que : « Kèlkeswa eleksyon ki fèt nan peyi a, à qui veut l’entendre, pèsonn paka pran pouvwa a nan men nou ». Il a fait cette déclaration le mois dernier au Palais National lors de la tenue de son programme baptisé « Dialogue Communautaire ».

    Partant, le peuple haïtien, la société civile, les différents membres de l’opposition, les medias, ne devraient-ils pas tous se mettre ensemble pour contrecarrer cette stratégie de Sola ? La classe politique haïtienne se réclamant de l’opposition, ne devrait-elle pas aussi se doter de son Sola si elle veux vraiment se faire élire aux rênes de l’administration publique haitienne ?

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