Search Results for: Référendum

  • Jovenel Moïse n’est plus président à partir d’aujourd’hui, a déclaré Me Reynold Georges

    (TripFoumi Enfo) – L’ancien conseiller juridique du président de la République, Me Reynold Georges a déclaré samedi que le chef de l’État Jovenel Moïse n’est plus président, suite à la publication de l’arrêté donnant l’autorisation aux membres du Conseil Électoral Provisoire d’organiser un référendum pour doter le pays d’une nouvelle constitution. L’homme de loi juge que ce décret est anti-constitutionnel.

    L’ancien défenseur du régime PHTk se dit étonné de cette décision prise par l’ancien patron de l’AGRITRANS. En effet, il demande à la population de se rebeller afin de contraindre Jovenel Moïse à faire marche arrière sur cette décision irresponsable et irréfléchie. Il a parallèlement pointé du doigt les dirigeants américains qui piétinent les lois de la République en complicité avec le chef de l’État haïtien. Le peuple haïtien dit-il, doit définitivement donner une leçon aux autorités américaines pour qu’elles sachent qu’Haïti est un pays souverain.

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    D’un autre côté, l’ancien sénateur de la République a lancé un appel à tous les constituants de s’assoir pour sortir une résolution afin de rejeter d’un revers de main ce décret qui ne respecte pas la constitution.

  • Pluie de réactions après la nomination des nouveaux membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP)

    (TripFoumi Enfo) – Comme annoncé en début de semaine par le PM Joseph Jouthe, le gouvernement tient promesse. Le président Jovenel Moïse nomme ce vendredi 18 septembre 2020 les neuf nouveaux membres du Conseil Électoral Provisoire par arrêté présidentiel. Une décision qui suscite le débat, et les réactions pleuvent notamment du côté des membres de l’opposition politique en Haïti.

    Les neuf membres sont connus, le CEP est finalement sur pied. Ils ont pour mission d’organiser les élections à tous les niveaux et doter le pays d’une nouvelle constitution par référendum. Ce que l’ex député Joseph Manès Louis voit de mauvais œil et croit que ces membres sont des traîtres qui visent à organiser un coup d’état électoral contre le peuple haïtien. En ce sens, il estime que «l’heure est à la révolte.». D’un autre côté, Jean Robert Bossé déclare que la mission du CEP est un projet mort-né puisque les membres sont des zélés du PHTK. Se disant que nous n’avons pas le droit de permettre à des voyous de décider sur l’avenir du pays, l’ex parlementaire rassure que les combattants ne vont pas se laisser abattre.

    Alors que, pour Me André Michel qui condamne cette nomination, le secteur démocratique se mettra au côté du peuple pour «dechouke» le chef de l’État et les membres du CEP avant le 7 février 2021. Aussi, il rappelle que le pays se dirige droit vers la transition qu’il estime être la meilleure option.

    La nomination des nouveaux membres du CEP survient dans un contexte difficile où presque tous les secteurs sont divisés autour de la question des élections. De même, organiser des joutes électorales libres et crédibles s’avère être un jeu perdu d’avance par rapport à l’extension des groupes armés dans le pays. Mais puisque Jovenel Moïse croit dur comme fer que ce sera possible, il a sûrement des formules magiques pouvant lui conduire à la réalisation de son vœu. Espérons, toutefois, que ce n’est pas un moyen de passer en douce le pouvoir au PHTK.

  • Jean Charles Moïse recadre l’Ambassade des USA et appelle à la mobilisation générale

    (TripFoumi Enfo) – L’opposant farouche au pouvoir en place, dirigeant du Parti politique Pitit Dessalines, Jean Charles Moïse a recadré les autorités américaines via un tweet publié le jeudi 17 septembre 2020. L’ancien sénateur pense qu’il est grand temps de prendre en main le destin d’Haïti et appelle la population à la mobilisation générale pour redorer le blason de cette grande nation.

    Le Département d’Etat Américain par le truchement de son ambassade a exprimé son impatience face aux leaders haïtiens qui tardent encore à réaliser les élections pour renouveler le personnel politique. Il exhorte les dirigeants haïtiens à tout mettre en œuvre pour former un Conseil Électoral Provisoire avec des personnalités réputées honnêtes, crédibles et compétentes et a du même coup menacé de sanctionner tous ceux qui font obstacle au processus électoral.

    En revanche, l’ancien maire de Milot et sénateur de la République Jean Charles Moise rejette d’un revers de main les déclarations des autorités américaines tout en leur rappelant qu’ils ont eux-même créé la situation dans laquelle vit la population haïtienne.

    « Nou mete prezidan nou vle, nou mete sistèm ekonomik nou, nou te okipe nou pandan 2 fwa… Vous mettez le président de votre goût, vous nous imposez votre système économique, vous nous avez occupé en deux occasions et c’est vous qui dictez la politique, comment pouvez-vous clamer aujourd’ hui votre impatience » a écrit ironiquement le leader de Pitit Dessalines Jean Charles Moïse.

    S’exprimant sur Magik9 le jeudi 17 septembre, le secrétaire général du parti politique Pitit Dessalines explique clairement que ce sont les haïtiens qui sont fatigués de l’ingérence américaine, le Pays tout entier est fatigué contrairement aux autorités américaines qui prétendent être fatiguées. Il demande aux américains de se calmer car dit-il, ils ont eux-mêmes accouché la vie dure que mène la population haïtienne en supportant un président illégitime, incompétent et incapable de diriger le Pays.

    “Nous sommes fatigués et j’espère que toutes les ambassades étrangères du pays entendent et comprennent très bien que nous sommes vraiment fatigués. Nous allons prendre notre destin en main et nous devons le prendre” a-t-il déclaré.

    » Nous sommes très fatigués avec vos élections truquées, avec l’ingérence, avec la destruction massive de notre production nationale et notre économie, avec vos décisions unilatérales, a répliqué Jean Charles Moïse.

    Selon l’ancien sénateur du Nord, si les autorités américaines persistent à vouloir imposer des décisions électorales en Haïti, cela débouchera sur un soulèvement populaire qui emportera tout sur son passage dont les Banques commerciales en particulier.

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    D’après le numéro un de Pitit Dessalines, les USA sont en face de leur propre échec pour avoir plongé le pays dans le chaos et ils doivent assumer leur responsabilité, mais pour une fois nous voulons prendre en main notre destin, a-t-il lâché.

    Jean Charles Moïse a toutefois affirmé que son Parti est prêt à participer aux prochaines joutes électorales mais à travers une transition qui pourra garantir le vote de la population et dans un climat serein où tout le monde se sentira confortable.

    L’ancien parlementaire a, une nouvelle fois rappelé que lorsqu’il était sénateur, il avait dû quitter le parlement un an plus tôt afin de respecter l’échéance constitutionnelle, il croit fermement que Jovenel Moïse partira le 7 février 2021.

    Il faut souligner que Jean Charles Moïse n’est pas le seul à avoir dénoncé le comportement irrespectueux de l’ambassade américaine dans cette affaire de l’organisation des élections, le Secteur Démocratique et Populaire via Me André Michel, l’ancien député Jean Robert Bossé ainsi que plusieurs citoyens de la vie nationale montent au créneau pour critiquer l’attitude des USA qui se comportent toujours comme Maître et Seigneur en imposant leur propre loi aux dirigeants haïtiens qui eux-mêmes adoptent une attitude d’Esclave.

    Il faut toutefois souligner que Jovenel Moïse vient de nommer unilatéralement les neuf membres du Conseil Électoral Provisoire selon un arrêté publié dans le journal officiel le Moniteur ce vendredi 18 septembre.

    1. Louis Arlext NOËL, Représentant du secteur des Handicapés;
    2. Nadia JULES AMÉDÉE, Représentante des secteurs Paysan / Coopérative;
    3. Guylande MÉSADIEU ( Épouse d’Antonal Mortimé ) Représentante du secteur des Droits Humains;
    4. Antonio DÉTIL, Représentant du secteur de la Jeunesse;
    5. Patrick NUMAS, Représentant du secteur Syndicat;
    6. Esperancia CÉSAR, Représentante de la Diaspora;
    7. Josette MACILLON, Représentante des Organisations de Femmes;
    8. Guy ROMÉUS, Représentant des Cultes Réformés;
    9. Marie Rosemène JOSEPH PIERRE, Représentante du culte Vaudou

    Ce Conseil Électoral Provisoire (CEP) nommé par le présent Arrêté a pour mission:
    1.- d’Organiser le référendum constitutionnel afin de doter le pays d’une nouvelle Constitution ;
    2.- d’Organiser les élections locales, municipales, législatives et présidentielle ;
    3.- d’Organiser les élections pour tous autres postes vacants ou qui pourraient le devenir en attendant l’établissement du Conseil Électoral Permanent.

  • Contre toute attente, Jovenel Moïse vient de nommer les 9 membres du CEP

    (TripFoumi Enfo) – Jovenel Moïse vient de nommer les neuf membres du Conseil Électoral Provisoire selon un arrêté publié dans le journal officiel le Moniteur ce vendredi 18 septembre.

    Les noms des 9 conseillers de ce nouveau conseil sont:

    1. Louis Arlext NOËL, Représentant du secteur des Handicapés;
    2. Nadia JULES AMÉDÉE, Représentante des secteurs Paysan / Coopérative;
    3. Guylande MÉSADIEU ( Épouse d’Antonal Mortimé ) Représentante du secteur des Droits Humains;
    4. Antonio DÉTIL, Représentant du secteur de la Jeunesse;
    5. Patrick NUMAS, Représentant du secteur Syndicat;
    6. Esperancia CÉSAR, Représentante de la Diaspora;
    7. Josette MACILLON, Représentante des Organisations de Femmes;
    8. Guy ROMÉUS, Représentant des Cultes Réformés;
    9. Marie Rosemène JOSEPH PIERRE, Représentante du culte Vaudou

    Ce Conseil Électoral Provisoire (CEP) nommé par le présent Arrêté a pour mission:
    1.- d’Organiser le référendum constitutionnel afin de doter le pays d’une nouvelle Constitution ;
    2.- d’Organiser les élections locales, municipales, législatives et présidentielle ;
    3.- d’Organiser les élections pour tous autres postes vacants ou qui pourraient le devenir en attendant l’établissement du Conseil Électoral Permanent.

    À noter que le Premier ministre Jouthe avait annoncé il y a deux jours que tous les noms sont déjà disponibles pour la formation de ce nouveau CEP. Les autorités américaines menacent de sanctionner tous ceux qui osent faire obstacle au processus électoral. Quelle sera la position de la classe politique? Il n’est que d’attendre

  • Vladimir Poutine, Président jusqu’en 2036: Vote ou matraquage?

    Lors d’un référendum qui prend fin ce mercredi 30 juin , les Russes auraient déjà massivement voté en faveur des changements inédits à la Constitution du pays, selon les résultats préliminaires. La nouvelle loi permettra vraisemblablement à Vladimir Poutine de rester au pouvoir jusqu’en 2036.
    Les Russes comprennent très bien qu’il faut changer le président un jour, mais pas tous les cinq ans, peut-être chaque décennie, oui. Mais il est hors de question de changer le commandant en chef alors que nous sommes en guerre.(Sergey Markov, commentateur politique).

    Des valeurs conservatrices enchâssées dans la Constitution
    En vertu de la Constitution révisée, les mandats passés de Vladimir Poutine seront remis à zéro pour qu’il puisse en solliciter deux autres. Parmi les autres changements prévus, on trouve : enchâsser la foi en Dieu comme valeur fondamentale de la nation russe; interdire le mariage aux couples homosexuels; garantir l’indexation des régimes de retraite;
    élargir les pouvoirs du président pour lui permettre de nommer ou limoger des juges.

    Pour encourager les gens à voter, le Kremlin a ajouté des changements sociaux dans sa réforme, dit le commentateur politique Sergey Markov, un proche du Kremlin, dont le discours reflète celui de la télévision d’État.

    Poutine s’affiche ainsi comme le grand rassembleur du peuple, le père conservateur de la nation et le seul bouclier capable de défendre la Russie des hostilités externes. Selon lui, la décision Vladimir Poutine de quitter ou pas le pouvoir dépendra de l’état des relations de la Russie avec le reste du monde. Si les États-Unis et l’Union européenne continuent de mener une guerre hybride à la Russie, Poutine devra rester, soutient l’analyste. Autrement dit, « Poutine partira quand l’Occident cessera d’y rêver », nargue Sergey Markov, le sourire en coin.

    Dans une entrevue télévisée, Poutine a même expliqué qu’il lui faut cette option de rester à la tête de la Russie, car désigner son successeur, avance-t-il, serait une menace à la stabilité du pays.
     
    « Sinon, je sais exactement ce qui va arriver parce qu’on l’a déjà vu. Tous les yeux seront tournés vers un potentiel successeur, c’est contre-productif. Il faut travailler, pas chercher un remplaçant « , a déclaré le président.
    Le Kremlin s’est engagé à respecter la volonté du peuple advenant que le non l’emporte au référendum. Mais le risque d’une défaite est quasi impossible, puisque les changements proposés ont déjà été adoptés et le texte modifié de la Constitution est déjà en vente dans plusieurs librairies de Moscou et de Saint-Pétersbourg.

    En vertu des sondages préliminaires menés à la sortie des bureaux de vote lundi, 76 % des électeurs auraient voté oui aux changements proposés.
    Commencé jeudi dernier, le scrutin a été étalé sur plusieurs jours pour permettre la distanciation physique chez les électeurs, à qui l’État a promis des cadeaux et même la possibilité de gagner des voitures et des appartements.

    Si Vladimir Poutine a pu bénéficier pendant des années d’un taux d’approbation de plus de 80 %, c’était grâce, entre autres, à la croissance économique qu’a connue le pays, selon lui, mais c’est maintenant du passé. La Russie traverse depuis des années une période d’inertie selon le journaliste russe, Dmitry Glukhovsky.

    « Mais pour la majorité des Russes, la seule façon d’interagir avec l’État c’est d’en éviter tout contact, les gens savent qu’ils n’ont pas le pouvoir d’influencer les décisions. Ils perçoivent les élections et les votes populaires comme un exercice de loyauté pour lesquels il seront récompensés d’une façon ou d’une autre », poursuit M. Glukhovsky.

    Au niveau de la population , les idées sont partagées.

    « Poutine sera là pour encore deux décennies et c’est néfaste pour notre génération », dit Valeria, 30 ans. La jeune femme explique surtout craindre l’impact sur le système judiciaire du pays. « C’est mauvais, très mauvais », dit-elle, les yeux rivés vers le soleil qui commence tranquillement à se fondre dans le golfe de Finlande.

    Si Saint-Pétersbourg a été fondée et construite comme fenêtre sur l’Occident, l’Europe pourtant si proche n’a jamais paru si loin pour ces jeunes qui devront vivre avec les nouvelles lois de l’État.

    « Nous reculons vers les années le plus grosses de l’Union soviétique », dit le restaurateur Alexander Zatulivetrov. Il avait six restaurants avant la pandémie, mais a dû en fermer deux, faute de soutien du gouvernement. Il dénonce l’insouciance du Kremlin et craint de voir la Russie de plus en plus isolée.
    En dix ans on a perdu ce que nous avions acquis à la fin, tous nos rêves et nos aspirations, notre liberté, le peu de démocratie que nous avions… on s’est refermés sur nous-mêmes.

    Le monde ne nous respecte plus et la Russie fait tout pour ne pas être respectée du reste du monde. C’est le règne de la peur, a déclaré le restaurateur, Alexander Zatulivetrov.
    Ramon et Anna voient les choses différemment.

    De leur paisible campagne, ils se rappellent tous les deux ce que tout changement radical peut entraîner comme conséquences.
    « Nous avons vécu le soviétisme, nous avons connu la Perestroïka », lance Anna. « On en a vu des présidents de notre vécu. Brejnev, Gorbachev, Eltsine, ajoute son mari, et pour vous dire franchement, ils étaient une honte pour notre pays. »

    De toute façon, il n’y a pas d’alternative à l’horizon! Quant à moi, c’est déjà un miracle que Vladimir Poutine soit notre président, que Dieu le bénisse, déclare Ramon Gonzales.

    En somme, Vladimir Poutine pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2036. Le Parlement russe, rappelons le, a autorisé le président à se représenter en 2024, sous réserve d’un feu vert de la Cour constitutionnelle et de l’approbation du peuple.

    Un dossier à suivre.

  • 76% des russes prêts à prolonger le règne de Poutine jusqu’en 2036

    Le sondage d’opinion russe VTsIOM a déclaré lundi que ses sondages montraient que 76% des Russes avaient jusqu’à présent voté en faveur des réformes qui pourraient permettre au président Vladimir Poutine de prolonger son règne jusqu’en 2036. Le vote national sur les réformes constitutionnelles a commencé le 25 juin et se déroule sur sept jours par mesure de précaution contre la pandémie de coronavirus.

    Si les sondages sont approuvés, les changements permettraient à Poutine de se présenter à nouveau deux fois à la présidence après l’expiration de son mandat actuel en 2024. Le sondeur a déclaré que 76% de ceux qui avaient jusqu’ici voté avaient soutenu les réformes et que 23,6% des personnes qui ont accepté d’être sondées après avoir voté ont déclaré leur opposition.

    Le nombre de personnes sondées est de 163 124 dans 800 bureaux de vote dans 25 régions russes. Les résultats sont à peu près conformes aux projections avant le vote sur la base des sondages précédents de VTsIOM.

    Toutefois, Les véritables détracteurs du Kremlin affirment que le vote est une imposture et craignent qu’il ne soit truqué.

    Attendons maintenant quelle sera la suite de ce référendum combien décisif pour le devenir de cette puissance mondiale.

  • Jovenel Moïse veut réviser la constitution en dehors des normes établies

    Le président de la République Jovenel Moïse, qui dès cette semaine va commencer à diriger le pays par décret, veut profiter de l’absence du pouvoir législatif pour doter le pays d’une nouvelle constitution dans le but, dit-il, de briser « un cycle de décennies de crises politiques », selon une déclaration présidentielle confirmée par l’agence Reuters.

    « Nous travaillerons avec tous les acteurs politiques et nos partenaires internationaux pour élaborer des réformes constitutionnelles afin de garantir un équilibre des pouvoirs largement acceptable, viable et démocratique qui sera ensuite soumis au peuple haïtien lors d’un référendum », indique un communiqué, qui doit être publié ce vendredi matin selon une source proche du chef de l’État. Cependant la déclaration ne précise pas les changements précis recherchés, mais le premier mandataire de la nation vise probablement à donner plus de pouvoir au président, qui selon lui, a été affaiblie dans la Magna Carta d’Haïti en 1987 en raison d’une méfiance à l’égard des figures de proue fortes à la suite de la dictature de la famille Duvalier.

    Pour certains, une nouvelle constitution est plus qu’importante en raison du fait que la constitution de 1987 a conféré trop de pouvoir aux législateurs haïtiens qui rend le pays ingouvernable et qui a même occasionné des cas de corruption avérée. En effet, Haïti a connu 15 présidents au cours des 33 dernières années.

    Dans la déclaration, le locataire du palais nationale appelle à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour proposer des modifications constitutionnelles » afin de remédier aux défauts du texte de 1987″. Cela a favorisé l’instabilité politique qui a empêché le développement du pays le plus pauvre des Amériques, dit-il.

    Jovenel Moïse a manifesté le désir de modifier la constitution depuis l’échec du PM Lapin au parlement, mais jusqu’à cette semaine, il n’a pas eu les moyens de son ambition. Maintenant, avec la caducité du parlement, il est sur le point de concrétiser ses rêves. Dossier à suivre avec TripFoumi Enfo

  • Diriger par décret: Avantages et risques – Par Jacques Lauture

    La politique a trouvé sa raison d’être suite à l’existence des femmes et des hommes regroupés au sein d’un corps appelé société. Ce corps social complexe définit la dynamique politique des individus qui ne partagent pas tous les mêmes conceptions de ce qui est bon et qui n’ont pas les mêmes intérêts. D’où, la politique, c’est la vie commune et conflictuelle. De là, surgissent les régimes politiques, une idée de système qui inclut, outre les institutions politiques, les structures économiques et sociales, les traditions historiques, le contexte culturel et les valeurs. En ce sens, Gabriel Almond et Bingham Powel, dans l’ouvrage titré ’’ Comparatives Politics’’, voient le régime politique comme l’ensemble des éléments d’ordre idéologique, institutionnel et sociologique qui concourent à former le gouvernement d’un pays donné pendant une période déterminée.

    De tous les régimes démocratiques, la théorie de la séparation des pouvoirs a été la plus applicable surtout dans les sociétés occidentales. Elle vise à séparer les différentes fonctions de l’État afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines. Une vraie démocratie ne peut pas exister sans la séparation des pouvoirs. L’objectif assigné, principalement, par John Locke et Montesquieu à cette théorie est d’aboutir à l’équilibre des différents pouvoirs. A ce stade, ils ont opté « « Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir » ».

    Depuis 1987, suite à l’adoption d’une nouvelle constitution par référendum, Haïti s’embarque dans l’exercice démocratique. Le peuple avait voté la Loi-mère afin d’assurer la séparation et la répartition harmonieuse des Pouvoirs de l’Etat au service des intérêts fondamentaux et prioritaires de la Nation. Sur cette base, la fonction de chaque pouvoir est clairement établie. N’empêche que certains de ses articles restent flous. En passant, on reproche souvent à cette constitution d’être inapte à la réalité socio-culturelle haïtienne. D’autres croient qu’elle est, tout simplement désuète. Car, elle ne répond pas équitablement aux nouvelles donnes politiques. Haïti, dans sa logique controverse dite ’’singulier petit pays’’ (Ce surnom lui fut attribué par Louis Joseph Janvier), sait passer outre des préceptes de l’esprit des lois.

    Ainsi, ce deuxième lundi du mois de janvier 2020 sera la date butoir dans la mesure où le mandat de la chambre basse touchera à son terme et 2/3 du Sénat devraient partir suivant l’article 95.3 de la constitution de 1987. Donc, le parlement sera pratiquement dysfonctionnel. Le Président serait en droit de faire le constat de la caducité du parlement. Bien que ce cas de figure ne soit pas dans la nomenclature juridique haïtienne. Ensuite, il faut reconnaitre que la question relative à la durée du mandat des sénateurs ne fait pas unanimité. Néanmoins, il est un fait indéniable que cette 50ème législature, avec son bilan insignifiant, est plus improductive et plus fainéante que les précédentes. Dans tous les cas, le Président aura à diriger par décret à partir de ce lundi 13 janvier 2020 que l’on veuille ou non. A souligner ce qu’on appelle généralement décret est un acte ayant force de loi adopté par l’exécutif en absence du Parlement.

    L’article 136 de la constitution de 1987 stipule que le Président est le garant de la bonne marche des institutions et la continuité de l’Etat. Donc, la République doit survivre malgré tout. En ce sens, le Chef de l’Etat va pouvoir soigner certains maux du pays autant que faire se peut si vraiment il est animé de bonne foi. Car, il n’aura pas le parlement à ses trousses. Il sera relativement libre de ses actions visant l’amélioration des conditions de vie du peuple haïtien. Rien ne pourra l’empêcher d’avoir un budget qui le convient et du coup, de soumettre la loi électorale. Un simple décret et vite fait. A rappeler que ce phénomène n’est pas nouveau, Le Président René PREVAL a dû constater la caducité du Parlement le 11 Janvier 1999 dans un message adressé à la population sur la Télévision Nationale d’Haïti. En fait, Le Président doit prendre conscience de cet avantage le fait de diriger par décret. Il pourra sauver le reste de son mandat et refaire son image dans l’opinion publique à travers ses prochains actes. Toutefois, il faut mettre un bémol. Diriger par décret c’est courir un risque énorme. Cela peut causer des dégâts gigantesques. Même les bailleurs internationaux peuvent en prétexter pour procéder à une suspension de l’aide multilatérale, ce qui pourrait envenimer la crise actuelle. Face à toutes ces menaces, l’austérité économique doit être de mise. Autrement dit, le Président doit avoir le discernement de réfléchir avant d’agir.

    Jacques Lauture
    Sociologue de formation
    [email protected]
    [email protected]

  • Catalogne: Affrontements entre les radicaux indépendantistes et les forces de l’ordre

    Plus d’un demi-million d’extremistes de l’indépendance ont gagné les rues du centre-ville de Barcelone pour revendiquer la condamnation des principaux dirigeants indépendantistes, ce vendredi 18 octobre 2019. Cette déambulation dans les rues s’est soldé d’un violent affrontement entre les manifestants et les forces de l’ordre de Barcelone.

    En effet, à l’occasion de cette cinquième journée de rassemblement, une marée humaine a investi les rues du centre de cette ville touristique. 525 000 individus ont érigé des barricades enflammées, lancé des objets contondants et des pétards très puissants à l’encontre des policiers qui ont réagi avec des charges et des balles en caoutchouc. La ville de Barcelone a été le théâtre de cet affrontement.

    A rappeler que, à cause de ces séries de mouvements protestataires, le clasico qui devra eu lieu ce 26 Octobre est jusqu’à date en passe de se voir renvoyer pour le mois de décembre. En outre, le Chef du gouvernement ibérique, Pedro Sanchez, a opté pour un référendum.

    Lire également cet article via ce lien: Catalogne: Pedro Sanchez opte pour un référendum

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