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  • Jovenel Moïse, informé du complot, s’apprêtait à arrêter les conspirateurs

    (TripFoumi Enfo) L’assassinat de Jovenel Moïse n’aura pas manqué de rebondissements. Selon l’agence Reuteurs, rapportant les propos d’un ancien sénateur et proche ami du défunt, ce dernier a été mis au courant de la préparation d’un complot pour l’assassiner et, par conséquent, se préparait à jeter en tôle les comploteurs, aujourd’hui pointés du doigt pour son exécution.

    Au cours d’une entrevue à Reuteurs, journal britannique, un ancien parlementaire haïtien, qui est un ami proche du Président tué, a dévoilé certaines vérités sur ce dernier qui, dit-il, lui avait avoué que des gens étaient en train de dépenser de grosses sommes d’argent de manière à mettre fin à sa vie.

    L’ex Sénateur a été informé par son ami-président que, de ce fait, les comploteurs allaient être mis sous les verrous dans pas longtemps. Celui qui avait siégé dans l’assemblée des sages n’a pas révélé son identité pendant cette interview, question pour lui de se protéger contre les criminels qui se partagent Haïti et ce, en toute impunité.

    Jovenel Moïse savait que les Colombiens étaient là, selon les informations. Ils savaient aussi que certaines gens cherchaient à le faire avaler son acte de naissance. Peut-être, c’est la raison pour laquelle il avait affirmé ceci: » On ne peut ni tuer ni éxiler ce président. M se yon zo pwason ki kwoke nan gòj yo. » Le Président avait compté sur son personnel de sécurité, qui sait, pour tout gérer.

  • Assassinat de Jovenel Moïse: Premier dossier de Gary Orélien comme juge instructeur

    (TripFoumi Enfo) – On aura tout vu en Haïti ! Le juge Gary Orélien, désigné pour instruire l’affaire relative à l’assassinat de Jovenel Moïse, va aborder son premier dossier depuis sa prestation de serment, ce qui a suscité beaucoup de réactions.

    C’est en avril dernier que Gary Orélien a prêté serment au Tribunal de Première Instance (TPI)de Port-au-Prince comme juge instructeur. Me Orélien est qualifié d’inexpérimenté par rapport à un dossier si complexe surtout dans sa dimension politique.

    Le directeur Exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains » RNDDH », Pierre Esperance, critique ce choix fait par le doyen du TPI de la capitale, Me Bernard Saint-Vil. Selon le défenseur des droits de l’homme, un juge novice ne peut mener l’enquête relative à l’exécution du 58 ème Président d’Haïti.

    M. Espérance, qui intervenait sur les ondes de la Radio Télé Kiskeya, estime que cette décision est surtout et avant tout politique. « Juge Orélien n’a jamais pris siège, pas même une fois, et donc ne détient aucune expérience en matière d’instruction », déclare-t-il.

    Quant au responsable du Centre d’Analyse et de Recherche en Droits Humains (CARDH), Gédéon Jean, il ne dira pas le contraire. Pour lui, l’aspect géopolitique du dossier exige un juge expérimenté. Par conséquent, Me Gary Orélien n’a pas la compétence adéquate pour enquêter sur cette affaire.

    Le juge Mathieu Chanlatte a été le premier à être désigné pour enquêter sur l’assassinat de Jovenel Moïse survenu dans la matinée du 7 juillet dernier, Pétion-ville, banlieue de Port-au-Prince mais, a dû laisser tomber l’affaire, faute de moyens.

  • “Tous les efforts seront déployés pour arrêter les assassins de Jovenel Moïse”, promet Rockfeller Vincent

    (TripFoumi Enfo) – Selon Rockfeller Vincent, le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) a déjà mis à la disposition du Juge Gary Orélien tous les moyens nécessaires pour la bonne conduite du dossier de l’assassinat du Président Jovenel MOÏSE.

    « Que ceci soit clair : Tous les efforts seront déployés pour arrêter tout individu impliqué dans ce crime », a écrit le titulaire du MJSP ce lundi 23 août, seulement quelques heures après que Me. Bernard Saint-Vil, le doyen du Tribunal de Première de Port-au-Prince, ait désigné Gary Orélien comme nouveau juge instructeur enquêtant sur le dossier de l’assassinat de l’ancien chef de l’État.

    Selon M. Vincent, les Colombiens et autres individus arrêtés et détenus doivent être sous contrôle permanent afin d’éviter que leurs complices qui sont en liberté ne les réduisent au silence. « J’exige de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et du commissaire du gouvernement une vigilance accrue dans le traitement de ce dossier », poursuit-il.

    Il enjoint la démarche de Léon Charles, commandant en chef de l’institution policière, qui dit vouloir mobiliser tous les moyens légaux afin de mettre à exécution les mandats décernés contre ceux et celles qui ont pris part à l’assassinat du Président Jovenel MOÏSE. « La Nation entière attend ce geste fort et digne de la PNH », conclut le numéro un du Ministère de la Justice dans son allocution.

  • Assassinat de Jovenel Moïse: « Il était déjà mort avant notre arrivé” selon le fugitif Mario Palacios

    (TripFoumi Enfo) – Mario Palacios, l’un des ex militaires colombiens accusés d’avoir assassiné Jovenel Moïse le 7 juillet dernier, déclare au journal colombien La Semana, que le chef de l’État a été déjà tué à l’arrivée de sa troupe dans sa résidence privée à Pèlerin. Vivant en toute clandestinité en Haïti et ayant à son encontre un avis de recherche, le concerné affirme d’emblée qu’il ne va pas se rendre aux autorités policières haïtiennes, qui selon lui sont corrompues jusqu’aux os. « Je suis un fugitif de la justice ici (en Haïti) parce qu’ici il n’y a aucune garantie de quoi que ce soit. Ici, les policiers sont tous corrompus. Il n’y a rien ici. C’est le no man’s land », a t-il déclaré en exclusivité au journal.

    Lisez l’intégralité de l’histoire du fugitif colombien encore sur le territoire d’Haïti, depuis l’assassinat de Jovenel Moise.

    « La sécurité du président a été altérée ».

    Le 23, ils nous ont emmenés dans la nuit hors de l’hôtel, dans une autre maison appartenant à un homme d’origine chilienne. Là, ils nous ont parlé d’une autre mission pour aller capturer un homme, et que nous devions rester là jusqu’à ce qu’il sorte. Nous sommes restés (dans cette maison) pendant trois jours. Le jeudi soir, aux premières heures du matin, nous avons commencé à accomplir le boulot. Nous étions répartis comme suit : la première équipe était composée de Don Manuel (Grosso) avec (Germán) Rivera et les citoyens américains haïtiens. La deuxième équipe était celle qui allait entrer dans la chambre et la troisième voiture était mon équipe.

    La deuxième voiture avait pour mission de neutraliser les policiers. M. James (Solages) est arrivé et a commencé à parler dans un mégaphone en prétendant qu’il s’agissait d’une opération de la DEA. Nous avons commencé à avancer. Nous sommes arrivés à la barrière. Le sergent (r) Edwin Blanquicet a grimpé une échelle pour franchir le portail, mais la porte avait été laissée ouverte car il y avait des gens à l’intérieur. Des gens de la sécurité du Président étaient corrompus. On a entendu des tirs de mitrailleuses. Nous avons tiré quelques coups de feu à l’intérieur. Nous sommes entrés par la porte parce qu’elle était ouverte. Nous l’avons poussée et sommes entrés.

    « DANS L’AUTRE PIÈCE PRINCIPALE SE TROUVAIT M. LE PRÉSIDENT… MORT. »

    Nous y sommes entrés. Les gens qui tiraient avec la mitraillette ont escaladé un mur. Ils l’ont laissé là. On m’a laissé fouiller une chambre à la première étage. Quand nous sommes montés à l’étage, à gauche il y avait une grande pièce et un grand dressing et à droite il y avait une pièce avec des vêtements. J’ai fait la chambre de gauche. J’ai appelé le club et j’ai dit « Bien sûr, vérifions ici, car le monsieur n’est pas là ». Nous sommes allés vérifier la loge. Il n’y avait rien. Il y avait une salle de bain. Nous sommes retournés et avons fait des munitions. Nous sommes retournés dans l’autre pièce. Le Président était déjà dans l’autre pièce principale.

    Il y avait des Yepes, mon cousin Romero, le commando Pipe et d’autres. Nous avons dit : « Où est-il ? Il était là, il était allongé avec la dame, il y avait le monsieur et la dame….. Alors que s’est-il passé ? Non ! Ils ont dit qu’ils étaient morts… Quand ils ont annoncé qu’ils étaient morts, ils ont commencé à chercher du matériel électronique, ils ont commencé à le fouiller. Puis nous avons entendu l’ordre qu’il était temps de partir, que tout avait mal tourné. Nous sommes arrivés, nous avons pris ce que nous pouvions et nous sommes sortis. Quand nous sommes sortis, James (Solages) était désespéré parce que tout avait mal tourné, ce Dimitri, ce Dimitri, a-t-il dit, Don Manuel et Don Mike et Don Rivera, ce Dimitri, je ne sais pas ce qu’ils avaient avec Dimitri et puis l’homme est venu et je lui ai dit que l’homme (le Président Jovenel Moïse) était mort.

    « Ils ne nous ont pas laissé respirer, ils ne nous ont jamais dit de nous rendre ».

    Nous avons commencé à partir dans quelques voitures….. Ceux qui étaient devant nous ont neutralisé des policiers qui étaient sur une colline. Nous les avons attrapés, avons pris leurs armes et ensuite les policiers nous ont suivis et nous les avons attachés. Après un moment, une autre voiture de patrouille est arrivée, les hommes sont arrivés. Il ne s’est rien passé. Ils sont repartis et nous avons continué. Quand nous sommes arrivés dans un grand parc, il y avait le quartier général de la police. A partir de là, deux voitures nous ont dépassés. Ils ne nous ont pas laissé passer. M. James et M. Blanco ont commencé à dire qu’ils étaient de la DEA. Ils nous ont retenus là-bas. Ils nous ont gardés toute la matinée, toute la journée. (J’ai entendu que) ils ont appelé tout le monde, un certain Arcángel, M. Antonio ‘Tony’, ils ont appelé beaucoup de gens pour les faire sortir… et rien.

    « Je ne sais pas qui l’a tué ».

    Quant à l’assassinat de M. le Président, je ne sais pas qui l’a tué. Je dis cela du fond du cœur pour ma famille, pour mes enfants. Je ne sais pas qui l’a tué parce que lorsque je suis arrivé dans cette pièce, il y avait déjà les commandos Yepes et M. Romero ; il était déjà mort et d’autres commandos, M. Pipe, étaient déjà dans la pièce avec lui. Ils ont dit « il est et il est mort », mais ils n’ont pas dit s’ils l’ont tué. Maintenant ils sont en prison pour sauver leur peau et ils blâment les morts et moi, parce que je suis en fuite ? Ils veulent donc sauver leur peau aux dépens de ceux d’entre nous qui ne sont pas en prison.

    « Ils nous torturent ».

    Les autres policiers sont montés contre nous, avec tout pour nous torturer. Ce n’était pas dans la maison du président qu’ils nous ont torturés. Ils nous ont torturés là-bas. Ils nous ont massacrés avec le 2.50 et le Remington. Ils sont venus dans notre maison. Ils ont tué M. Romero avec une grenade à main. Ils l’ont jeté sur lui. Elle a atterri sur lui et il est tombé raide mort. M. Manuel a aussi été blessé. Il est resté étendu là. Il a dit « les garçons, partez« .

    M. Rivera est sorti et a annoncé qu’il se livrait avec deux autres commandos. Et pendant qu’il se rendait avec les commandos, nous avons dit au commandant du Naiser « non, nous ne pouvons pas nous rendre« . On a monté les escaliers et ils nous ont surpris. Il s’est jeté entre les marches. Je me suis jeté dans un trou. Je me suis couvert avec un morceau de carton et je ne sais pas où je suis atterri à partir de là. Je suis resté couvert là jusqu’à ce qu’il fasse nuit. Je pouvais à peine bouger car ils tiraient et tiraient encore et si je bougeais, ils me tueraient. …. M. Manuel nous a dit « ne tirez pas sur la police parce que les choses vont se compliquer pour nous si nous tuons un policier« . Nous ne l’avons jamais fait, nous avons épargné leurs vies. Ils n’ont pas épargné nos vies, ils nous ont criblés de balles de point 50, nous n’avions plus de munitions et les coups que nous tirions étaient tirés en l’air ou sur les murs.

    « Nous avons été trompés. Nous nous sommes rassemblés comme des enfants suçant des bonbons, heureux parce que le salaire était intéressant.

    « Je lui ai dit : ‘parcero, aide-moi, aide-moi, ils vont me tuer’ ».

    Quand je suis sorti, il était sept ou huit heures, il faisait nuit. Je suis sorti doucement. J’ai escaladé un ravin. J’ai enlevé mon gilet et me suis allongé un moment et c’est alors que j’ai entendu M. Manuel crier à l’aide. Et bang, les hommes sur la route ont bougé. Ils sont montés et bang, ils l’ont tué. Ils l’ont tué, ils n’ont pas épargné sa vie. J’ai été laissé seul. J’étais le dernier. J’étais seul. J’ai escaladé le mur. J’ai sauté sur la route. J’ai pris le côté gauche, je suis entré dans un trou pour me reposer. Vers huit heures, je suis sorti, je suis retourné sur le côté droit et rien. De ce côté, la police était très proche et rien, ils ont failli m’attraper.

    Je suis retourné à l’endroit où je me cachais. Je suis monté et à cinq heures du matin je suis sorti sur la route et je suis resté là à errer, à tourner sur cette route jusqu’à ce que vers 6h30 du matin un homme sur une moto avec un homme chauve passe, j’ai mis ma main sur lui et ils m’ont monté. Et j’y suis allé. Je suis passé devant le commando. Ils ne m’ont pas reconnu. Je suis passé par là. Je suis arrivé au village et j’ai acheté des vêtements. J’ai changé et c’est tout. C’est là que j’ai commencé à me promener sans me mettre en évidence. J’ai rencontré un homme qui parlait espagnol, un Américain, et je lui ai dit : » parcero, aide-moi, aide-moi, ils vont me tuer, emmène-moi là où tu vois que je suis en sécurité « . Il m’a emmené là-bas, dans une maison où il y avait une dame.

    « Ma vie est en danger ici.

    Une dame m’a protégé. Parfois, je dois courir dans la brousse et la nuit, je dois quitter la maison. Mais c’est là que j’étais, à l’abri. J’ai donc besoin d’aide, mais c’est urgent. Ma vie est en danger ici.

    « Nous avons été trompés ».

    Tous ceux d’entre nous qui venaient de Colombie ont été trompés. Nous avons été trompés. Nous nous sommes réunis comme des enfants qui sucent des bonbons, heureux parce que c’était une bonne offre d’emploi et que le salaire était bon aussi. Ils allaient nous payer 2 700 dollars à l’époque. C’était une offre d’emploi. Nous ne sommes pas venus en tant que mercenaires pour tuer qui que ce soit. Nous sommes venus pour travailler, pour travailler dans le domaine de la sécurité, qui est la seule chose que nous connaissons, la seule chose que nous connaissons de la sécurité, ce sont les commandos colombiens… Ils ont transformé nos camarades en rien, ils les ont fait exploser. Ils n’ont accès à rien dans cette prison. Ils prévoient de les mettre dans les prisons où se trouvent les gangs.

    Je suis donc mort avant de me rendre. On ne m’a pas appris à me rendre dans l’armée.

  • Jean Laguel Civil disposait 100 mille dollars destinés aux agents de sécurité de Jovenel Moïse

    (TripFoumi Enfo) – Du nouveau dans l’assassinat du Président Jovenel Moïse. Jean Laguel Civil, chef de l’Unité de Sécurité Présidentielle, avait en sa possession 100 mille dollars à distribuer aux agents de sécurité du Président, selon Marie Rosie Auguste Ducénat, responsable de programmes du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).

    Intervenant à l’émission « Panel Magik », Mme Ducénat, reprenant les conclusions du rapport du RNDDH, affirme que le commissaire Jean Laguel Civil détenait une affaire de 100 mille dollars américains pour sa distribution à l’équipe de sécurité du Président le jour même de l’exécution de ce dernier.

    Par ailleurs, la responsable a révélé que le chef de l’Unité de Sécurité Général du Palais National (USGPN), Dimitri Hérard, avait, quant à lui, à fournir aux Colombiens des armes, des munitions et d’autres matériels.

    Les présumés criminels avaient 14 armes à feu et 16 véhicules lors de l’attaque contre la résidence privée du Président Jovenel Moïse, tué dans ladite attaque dans la matinée du 7 juillet 2021.

  • Assassinat de Jovenel Moïse : « le PM Ariel Henry a parlé à Joseph Félix Badio le soir du drame » révèle le RNDDH

    (TripFoumi Enfo) – Nouvelle révélation dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse. Selon un rapport du Réseau National de Droits Humains (RNDDH), Ariel Henry, l’actuel premier ministre haïtien, a entretenu des conversations téléphoniques avec Joseph Félix Badio deux fois avant l’exécution de Jovenel Moïse.

    « … Joseph Félix BADIO dont le téléphone émettait aux environs de la maison de Jovenel Moïse, était en contact serré avec plusieurs personnalités. Par exemple, le soir même de l’assassinat, le Premier Ministre Ariel Henry s’est entretenu par téléphone tant avec Joseph Félix BADIO qu’avec le président », a écrit le RNDDH dans ledit rapport.

    Quel a été le sujet sur lequel portait leur conversation ? Personne ne le sait pour l’heure. L’organisation des droits humains n’en a pas encore pipé mot. Mais une chose dont on est certain, c’est que l’actuel chef du gouvernement a des questions à répondre à la justice haïtienne pour les besoins de l’enquête. Ce qui ne saurait être possible sans sa démission.

    Dans l’intervalle, notons que le numéro un de la Primature avait tenté de déculpabiliser Joseph Félix BADIO, l’un des auteurs de l’assassinat de Jovenel Moïse selon la PNH, lors d’une interview accordée à la radio Scoop FM. “Je crois dans l’innocence de Félix BADIO”, avait-il déclaré ce jour là.

  • « Le Président Jovenel Moïse était prêt à céder 95% du pouvoir politique à l’opposition », Évalière Beauplan

    (TripFoumi Enfo) Reconnu comme membre de l’opposition radicale à Jovenel Moïse, assassiné le 7 juillet dernier, et au Parti Haïtien TèT Kale (PHTK), l’ex sénateur de la République, Évalière Beauplan, a fait des révélations fracassantes en ce qui a trait au processus de dialogue qu’avait lancé le 58e président.

    L’ancien parlementaire, au cours d’une interview accordée à l’émission « Le Point » de la Radio Télé Métropole, a fait savoir que Jovenel Moïse était prêt à accorder 95% du pouvoir politique à ses opposants. « Mais ces derniers avaient des difficultés à s’entendre », a révélé le membre du Secteur Démocratique et Populaire (SDP).

    « Après que le Président m’avait annoncé cela, j’ai invité tous les camarades de l’opposition chez moi afin de les en mettre au parfum. J’ai téléphoné à Jovenel Moïse en leur présence tout en mettant l’appel sur haut parleur afin qu’ils puissent entendre de leurs propres oreilles les propos du Truvien », a détaillé l’originaire du Nord’ouest.

    Selon M. Beauplan, ceux et celles qui ont été présents ont filé chacun au moins une question écrite sur un bout de papier pour qu’ils puissent avoir une garantie de la proposition du patron de l’Agritans et ce dernier était clair là-dessus.

    « Moi, j’ai eu pitié du Président. Ainsi, je me suis tourné vers mes compagnons de bataille en leur disant qu’il y a deux possibilités : soit nous acceptons la proposition du président, soit ce dernier devient plus violent que jamais », continue-t-il.

    L’originaire de la commune de Jean-Rabel, en tenant de pareilles déclarations, a fait un coup de pied dans la fourmilière de l’opposition politique au régime en place. Peut-on considérer Evalière Beauplan comme un dissident à partir d’aujourd’hui ?

  • Assassinat de Jovenel Moïse : Noticias Caracol révèle l’identité de l’assassin !

    (TripFoumi Enfo) – Alors que le gouvernement haïtien semble mettre de côté l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Président de la République, M. Jovenel Moïse, le journal colombien Noticias Caracol de son côté veut à tout prix avoir la vérité. Selon ses dernières révélations, grâce à un clip audio, l’identité du mercenaire qui a fait feu en premier sur Jovenel Moïse et l’a tué a pu être confirmé. Il s’agit, d’après le journal, de Victor Pineda, un ex-militaire colombien.

    Le journal Noticias, dans une édition spéciale accordée au dossier du crime crapuleux perpétré contre l’ancien Chef d’Etat haïtien, Jovenel Moïse, retourne sur un ensemble d’informations. Selon les témoignages de plusieurs des mercenaires détenus, l’opération visait à chercher une fortune de 45 millions de dollars dont 18 auraient été pour les criminels à condition de réussir l’opération.

    Plus loin, le journal rapporte que le crime a été très bien organisé. « Tous les soldats qui étaient là ne portaient pas d’armes. Certains faisaient un travail de supervision. C’est le cas par exemple pour Duberney Capador et German Rivera », a écrit Noticias Caracol.

    Nous devons préciser que ces informations ont été révélées par quatre des 18 colombiens arrêtés qui expliquent que les mercenaires devaient se répartir en quatre groupes de cinq le jour de l’opération et que chacun avait son rôle à jouer.

  • “La mission était de rechercher une fortune de 45 millions de dollars et non de tuer Jovenel Moïse”, révèle Noticias Caracol

    (TripFoumi Enfo) – Si les vrais coupables de l’assassinat de Jovenel Moïse ne sont pas encore identifiés, il n’en est pas moins que de nouvelles informations émergent à chaque instant. Dans un dossier du journal colombien Noticias Caracol consacré à l’assassinat de Jovenel Moïse, il est expliqué que la mission était de rechercher une fortune de 45 millions de dollars dont 18 millions seraient accordés aux mercenaires en cas de réussite de l’opération.

    À croire les révélations du journal colombien, ces informations ont été fournies par certains des colombiens détenus qui ont accepté de témoigner. « L’idée était avant tout de rechercher cette forte somme. Mais, Joseph Felix Badio a décidé autrement pendant le déroulement de l’opération », a expliqué l’un des mercenaires.

    « Quand nous sommes arrivés à la maison, à l’étage, on s’est dirigé du côté gauche là où il y a la salle de réunion. Quatre d’entre nous ont pénétré la chambre du Président de la République. Il s’agit de : Yepes, Pineda, Romero et Capador », a ajouté le mercenaire.

    Mais, ce qui est plus important dans tous ces témoignages, c’est que le mercenaire soutient que la mission n’était pas du tout d’exécuter Jovenel Moïse. Mais Badio a tout changé. « L’objectif était de se sauver avec ces 45 millions de dollars, mais nous avons fait autrement », toujours selon l’un des mercenaires.

    Quelle fameuse somme de « 45 millions » qui coûte la vie à un Chef d’Etat! Quelle est donc la provenance de ce fonds? S’agissait-il de l’argent provenant des entreprises de Jovenel Moïse ou plutôt du trésor public? Cet argent a-t-il une provenance légale? Personne ne peut avoir la réponse à ces questions en tout cas.

  • Désastres naturels : “Haïti est mieux préparée qu’avant 2010”, avait déclaré Jovenel Moïse

    (TripFoumi Enfo) – Lors d’un sommet annuel du Concordia à New-York, Jovenel Moïse avait déclaré que le pays a beaucoup progressé dans la préparation et la prévention aux désastres naturels. Il a estimé que le pays est devenu plus résilient, plus apte à faire face aux catastrophes.

    Cette déclaration de 2018 survenait des mois après le lancement de la Karaván Chanjman. Des millions ont été decaissés que dans le but de placer tous les départements sur la voie du développement. Le grand Sud faisait partie des zones prioritaires par ce programme.

    Le locataire du palais national de l’époque avait fait savoir que : »Haïti dispose d’une stratégie intersectorielle de surveillance pour réduire sa vulnérabilité aux désastres et catastrophes naturels. Cinq stations hydrométéorologiques ont été installées dans le lit de cinq grandes rivières du pays ainsi que sept stations sismologiques placées le long des failles majeures et mineures du Sud et du Nord ».

    « Il y a eu un appui considérable à l’application de la stratégie sur les risques sismiques adoptée en Haïti en 2011, le renforcement de certaines institutions techniques clés, comme le Centre National d’Information Géo-spatiale, le laboratoire national du bâtiment de l’unité technique de sismologie qui permet au pays de disposer de l’information géographique actualisée et des données fiables en temps réel. »

    Entre ce que disait Jovenel Moïse et ce que l’on est entrain de vivre aujourd’hui, il y a un monde de différences, de contradictions…

    Le grand Sud du pays est secoué par un séisme de magnitude 7.2, près de 2 milles personnes sont tuées (bilan partiel). L’État est vraiment absent dans la plupart des régions, communes et sections communales. Aucune des institutions citées par M. Moïse n’est à pied d’œuvre, comme si elles étaient toutes fantômes.

    La majorité des maisons détruites. Pluies, tremblement de terre, les citoyens ne savent vraiment pas à quel saint se vouer. S’il n’y a encore pas plus de décès, c’est forcement en raison de la distance entre les immeubles, du fait que plusieurs maisons sont construites en bois ou détiennent un toit fait de tôle.

    Ainsi, par les paroles du Truvien, on peut croire qu’Haïti est le pays le plus développé de la planète. Le pays se retrouve face à la réalité et vit le contraire, le pire. Le Sud sous des décombres et des eaux.

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