Search Results for: Référendum

  • Des milliers d’Haïtiens de la diaspora mobilisés contre le référendum de Jovenel Moïse

    (TripFoumi Enfo) – Plusieurs milliers d’haïtiens se sont mobilisés dans divers états aux États-Unis le 18 mai 2021 contre le référendum de Jovenel Moïse. Ils ont exprimé leur désaccord à ce projet et ont encouragé les autorités américaines à se désolidariser du pouvoir de facto d’Haïti.

    En marge de la fête du drapeau, ces haïtiens vivant aux USA se sont exprimés sur la réalité politique d’Haïti. Les différents mouvements ont eu lieu dans plusieurs États, notamment à New York et à Washington DC. Le référendum constitutionnel, décrié un peu partout, était dans leur viseur sans compter la mauvaise gouvernance et l’illégalité de Jovenel Moïse.

    «Aba référendum!», «Jovenel must go» (Jovenel doit partir), ont-ils chanté le long de leur parcours, munis de banderoles écrites «Democracy YES! Dictatorship NO!» (Oui à la démocratie, non à la dictature). Parallèlement, ils ont délivré un message devant le congrès américain et la Maison Blanche invitant les autorités américaines à lâcher le pouvoir de facto de Jovenel Moïse.

    Accompagnés de bandes de rara, ils ont créé une ambiance à l’haïtienne dans les rues de Washington DC, qu’ils ont sillonnées. Portant le bicolore haïtien, pancartes et banderoles, ils se réjouissent du fait qu’ils ont manifesté sans contrainte de gaz lacrymogène, comme cela a toujours été le cas en Haïti.

    Plusieurs personnalités politiques et journalistes dont l’ancien député Millien Romage, l’ancien maire de Carrefour Yvon Jérôme, Sabine Philippe, la congresswoman Yvette Clarck, Marie Yvrose Célestin, Astrel Jean Garry, Jesner St Jean, Edson Mathieu, Édens Desbas, Gotchen Benard sont entres autres des figures emblématiques qui ont pris part à cette grande journée de mobilisation pour dire non à la dictature.

    Ce sont de plus en plus de voix qui s’élèvent contre le référendum constitutionnel de Jovenel Moïse prévu pour le 27 juin prochain. Quoique cela, le pouvoir maintient sa position et se dirige mordicus vers son projet. Certains voient déjà de nouveaux jours sombres sur Haïti.

    Après cette journée de manifestation, un groupe de travail spécial sur Haïti a été créé par plusieurs parlementaires américains dont Yvette Clarck, Val Demings, Andy Levin et Ayanna Pressley.

  • L’Arcahaie dit non au référendum de Jovenel Moïse: Deux morts et plusieurs véhicules incendiés

    (TripFoumi Enfo) – Les dates historiques, en Haïti, deviennent durant ces trois dernières années des occasions de protestation pour le peuple haïtien. C’est le cas de ce 18 mai marquant la fête du bicolore haïtien. En effet, des habitants de la cité du drapeau ont entamé, dans la soirée de lundi 17 à mardi 18 mai, un mouvement de protestation. Bilan partiel : 2 morts, plusieurs véhicules incendiés et des rues sont bloquées, selon les informations révélées par le journaliste Yvenson Joinvil de la radio Zénith.

    Ce mouvement de protestation vise non seulement à barrer la route à Jovenel Moïse au cas où ce dernier se rendrait à la cité du drapeau, mais aussi à dénoncer le projet du référendum prôné par le locataire échu du palais national depuis plusieurs mois.

    Selon les informations dont dispose la rédaction de TripFoumi Enfo, deux de ces protestaires ont été tués dans la soirée du samedi 17 mai par des hommes en uniforme de police circulant à bord d’un véhicule sans plaque d’immatriculation.

    TripFoumi Enfo suit de près l’évolution de la situation au niveau de cette commune afin de vous tenir informé.

  • Barbecue menace de prendre les armes pour défendre le référendum de Jovenel Moïse

    (TripFoumi Enfo)- Le puissant chef de gang, Jimmy Chérizier aka Barbecue met en garde. Pour lui, de deux choses l’une : guerre civivle ou le référendum de Jovenel Moïse, dont le mandat a pris fin depuis le 7 février dernier.

    Barbecue se positionne pour la réalisation du référendum le 27 juin prochain. Au cas où le référendum n’aurait pas lieu, une guerre civile se tiendra, selon l’ancien policier révoqué.

    Après avoir été blessé par balles le mercredi 11 mai dernier, Jimmy ya bezwen, nom de Facebook, devient plus menaçant que jamais. Un véritable animal traqué qui cherche à sortir toutes ses griffes, c’est lui.

    « Si referandum lan pa posib jan nou ap fèl la, kijan nou pral fè tranzisyon sa la a ? Sa ka la ka wèl », menace celui contre qui plusieurs avis de recherche ont été décernés par Police Nationale d’Haïti (PNH).

    L’homme, qui étend ses tentacules sur Delmas 6, a publié un autre message teinté de menaces sur son compte Facebook. « Nou mèt kraze, brize, referandum tèt dwat… Sinon… », écrit-il.

    Des rapports des organisations des Droits Humains comme le RNDDH avaient révélé que Jimmy Chérizier travaille pour le compte du pouvoir en place.

  • La variante du Brésil, de l’Angleterre et du Référendum de Jovenel Moïse

    (TripFoumi Enfo) – Alors que plusieurs pays se mettaient à prendre des mesures drastiques pour éviter l’arrivée des autres variantes de la Covid-19 sur leur territoire, et que d’autres font tout pour que le virus n’y soit pas trop propagé, Haïti était en train de fêter à Port-de-Paix. Histoire pour Jovenel Moïse de se faire un bain de foule.

    Aujourd’hui, Le ministère de la santé publique et de la population dit avoir recensé des cas de la variante du Brésil et de l’Angleterre, dans le pays. Étonnant !!! À quelques jours semaines de l’organisation du référendum de Jovenel Moïse.

    Considérant qu’il est fait habituel que ce pouvoir utilise les chiffres des infectés à la Covid-19 à des fins politiques, il y a t-il pas lieu de nous douter que bientôt la variante référendum pourra nous croquer à la gorge ?

    En plus, il est question de répression, exactions policières contre les mouvements sociaux sous prétexte de forcer au respect des mesures devant limiter la propagation du virus.

    Alors que, Claude Joseph, chef a.i et de facto du gouvernement, reste attaché à une question de référendum où des citoyens vont être entassés comme des sardines pour légitimer une affaire entachée d’inégalité – d’inconstitutionnalité.

    Si la Covid-19 n’a pas causé trop de pleurs en Haïti, comparativement aux autres pays, ses variantes, dont le référendum de Jovenel Moïse, pourra conduire le pays dans la pire crise constitutionnelle jamais connue, avec un pouvoir exécutif qui va s’accaparer de tout, et ce, en toute impunité.

  • La plateforme Bouclier appuie le référendum de Jovenel Moïse

    (TripFoumi Enfo) – Pourtant contesté par plusieurs organisations de l’opposition, le projet de référendum constitutionnel de Jovenel Moïse a bénéficié le support de la Plateforme Bouclier, qui l’a annoncé dans un communiqué de presse ce jeudi 13 mai. C’est l’une des rares structures politiques qui a décidé de supporter ouvertement ce projet.

    Dans un communiqué de presse, cette structure politique déclare apporter un support sans faille au projet de référendum constitutionnel prévu par l’exécutif pour le 27 juin prochain. « La plateforme bouclier apporte un support sans faille au processus devant aboutir à l’organisation du référendum constitutionnel ; la plateforme exige du gouvernement des mesures drastiques visant à combattre l’insécurité », peut-on lire dans ce communiqué.

    Par ailleurs, selon ce document, la Plateforme Bouclier invite Jovenel Moïse à conduire des négociations célères avec tous les secteurs de la vie nationale afin de déboucher sur des élections honnêtes, crédibles et démocratiques ».

    Cette décision de la part de la plateforme Bouclier survient environ une semaine après que l’union Européenne avait annoncé qu’elle ne financera pas le référendum de Jovenel Moïse.

  • À l’approche du référendum, le gouvernement parle de Covid-19

    (TripFoumi Enfo) – Pour organiser les carnavals régional et national, le gouvernement haïtien n’a pas tenu compte des conséquences sanitaires, puisque, en à croire les déclarations du ministère de la santé publique, la Covid-19 est encore en Haïti.

    Arrivé à un moment, Ce ministère a même cessé de donner des chiffres liées aux nouvelles contaminations, ce qui prouverait une baisse nette et considérable du nombre des infectés.

    À l’étonnement de plus d’un, le gouvernement, ainsi que certains journalistes proches du pouvoir, retournent avec ce sujet, relayé des cas qui seraient dus à la propagation du virus. Ces alertes précèdent la date du 27 juin prévue pour la ténue du référendum de Jovenel Moïse, ce qui rend plus suspecte leur démarche.

    Ainsi, est-il probable que le respect des mesures barrières soit à nouveau exigé et que tout contrevenant soit passible à des réactions violentes de la Police. Et là, les citoyens peuvent ne pas pouvoir réunir pour dire NON au référendum, par le simple fait qu’ils doivent respecter la distanciation physique.

    À noter, le gouvernement s’est déjà donné ce prétexte pour réprimer des citoyens qui exigeaient que des actions concrètes soient posées contre l’insécurité.

  • Les gangs de Village de Dieu et de Grand Ravine prennent une pause pour le référendum

    (TripFoumi Enfo) – En prélude au référendum constitutionnel prévu en juin par le comité consultatif placé à cette fin, les gangs des quartiers de Village de Dieu et de Grand Ravise disent cesser temporairement leurs activités de kidnapping. Si pour certains, cette décision n’a rien à voir avec la politique, pour d’autres, on ne saurait parler de coïncidence. Un véritable débat.

    En effet, depuis l’annonce de cette nouvelle, la toile ne fait qu’enflammer avec des réactions d’ici et là. C’est dans cet ordre d’idées que l’ancien parlementaire Antonio Cherami martèle que cette décision est l’œuvre des tenants du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK) qui ont ont accepté de vider le trésor public national au bénéfice des caïds du G9.

    « Nan chache akò tribòbabò, rejim kriminèl PHTK a rive jwenn yon akò ak fanmi e alye li yo ! Definivman li dakò peye Gang G9 yo nan fon trezò piblik la ! Sa se yon gwo fenomèn nan sa ki gen a wè ak kidnapin Leta a », a écrit le lead vocal du groupe Brothers Posse.

    Pareil cas pour la Jeunesse Montante du Grand Nord qui, depuis un communiqué, dit condamner cette décision politique prise par l’équipe dirigeante en place, afin d’avoir le libre accès pour l’organisation du référendum constitutionnel.

    « La Jeunesse Montante du Grand Nord condamne fermement cette énième négociation indécente de l’administration Jovenel Moïse avec les gangs armés, nous dénonçons cette négociation parcqu’elle est lieu à l’organisation du référendum inconstitutionnel prévu pour ce 27 Juin prochain ».

    « La Jeunesse Montante du Grand Nord prend acte de la relation existant entre le pouvoir et les gangs qui tuent et kidnappent la population jour et nuit , en effet après multiples de dénonciations, très embarrassé le pouvoir s’est obligé d’aller négocier avec les gangs pour un calme apparent afin de faciliter le déroulement du scrutin référendaire, car selon le pouvoir si les kidnaping continuent ça peut-être hypothéqué le taux de participation de la population dans cette mascarade qu’il appelle référendum ».

    Dans la foulée, la JM du Grand Nord profite pour dire qu’elle se souvient aussi des négociations entre le Palais National, la PNH et les bandits de Village de Dieu, à la fin desquelles ces derniers ont donné le blindé qu’ils avaient tenu en otage. « Ils ont craché sur les cadavres de nos 5 vaillants policiers… Le pouvoir continue de négocier avec les bandits à chaque fois que son intérêt est en jeux, ce qui nous laisse à croire dur comme fer que la vie de la population n’intéresse pas le pouvoir en place ».

    Le pire dans l’histoire c’est que c’est la Commission Nationale de Désarmement et de Réinsertion (CNDDR), une commission créée par le régime en place qui, selon le Nouvelliste, a négocié cette mise en pause avec les bandits. Ce qui pousse la Jeunesse Montante du Grand Nord à conclure que « cette instance est véritablement un allié direct et indirect des bandits ».

  • L’Union Européenne ne compte pas supporter le référendum de Jovenel Moïse, selon Sylvie Tabesse

    (TripFoumi Enfo) – Alors que l’ancien président Jovenel Moïse et son équipe se dirigent adelante vers l’organisation du référendum constitutionnel, des organisations internationales et certains pays partenaires d’Haïti ne cessent de se désolidariser avec lui. Après les États-Unis, c’est le tour de l’Union Européenne de se retirer de ce processus.

    « L’Union Européenne ne compte pas appuyer l’organisation du référendum pour le changement de la constitution en Haïti. Nous ne voulons pas non plus ni financer ni observer ce processus », à en croire les propos de Sylvie Tabesse, ambassadrice de l’UE en Haïti.

    Pour asseoir la position de l’UE, Mme Tabesse dénonce le processus qu’elle qualifie de non transparent et antidémocratique. Pour elle, le pays est politiquement instable, donc il n’est pas prêt à organiser un tel vote.

    À chaque heure de plus vers la date du référendum, des acteurs nationaux et internationaux se désolidarisent de Jovenel Moïse. Mais, il n’entend pas abandonner. Attendons voir si le pays acceptera d’avaler cette constitution-poison qui symbolisera la mort de l’Etat haïtien.

  • Andalasse Mertilus suspend une réunion sur le référendum de Jovenel Moïse à Jean Rabel

    (TripFourmi Enfo) – Les voix du désaccord au projet de référendum de Jovenel Moïse ne cessent de se faire entendre. C’est le cas de celle de Andalasse Mertilus, qui, à grands renforts d’argument, a pû arrêter une réunion organisée par les membres du Conseil Électoral Provisoire autour du référendum dans la commune De Jean-Rabel.

    Avocat et Normalien Supérieur, Andalasse Mertilus a levé la voix contre ce projet au cours d’une réunion tenue à Jean-Rabel. C’est grâce à des verbes bien choisis que l’homme de loi arrive à imposer ses idées dans la salle.

    Au cours de son intervention, il a regardé Jean-Rabel et tout le département du Nord-ouest à partir d’un prisme historique en citant des noms de grands hommes ayant apporté quelque chose de bon pour le pays.

    Listant entre autres François Capois (Capois La mort) et Émile Jonassaint, ancien président d’Haïti, il croit que par respect pour ces noms, ce départment, encore moins Jean-Rabel ne saurait participer à la mise en place du projet de référendum.

    « Jean-Rabel n’est pas prêt à accepter une telle bêtise », fustige-t-il avec un verbe facile. L’avocat au barreau de Port-de-Paix assoit ses arguments sur l’article 284-3 de la constitution qui interdit tout changement de la loi-mère par voie référendaire.

    Plus loin, il a souligné la fin du mandat de Jovenel Moïse depuis le 7 février dernier et la mise en place d’un Conseil Electoral Provisoire de façon illégale. Pour lui, ça fait partie des raisons pour lesquelles le référendum du président de facto est à rejeter.

    Après qu’il a soutenu sa thèse relative à la non tenue de ce projet, l’assistance s’est ralliée à sa cause et, du coup, a dénoncé, elle aussi, les velléités de l’équipe en place pour changer la constitution de 1987.

    En dépit du fait que plusieurs secteurs de la vie nationale se sont opposés à l’idée de remplacer cette constitution avec Jovenel Moïse au pouvoir, ce dernier reste bel et bien y accroché.

  • Jeunesse Montante estime que « L’heure n’est pas propice pour le référendum constitutionnel »

    (TripFoumi Enfo) – Jeunesse Montante joint sa voix à l’ensemble d’organisations de jeunesse et toutes les forces vives du pays dénonçant le projet du réféndum prôné par le Président Jovenel Moïse, pour dire non à ce projet macabre, exclusif et contre-productif.

    « La Constitution est l’affaire de tout le monde. On ne peut, en aucun cas, faire fi des desiderata de la jeunesse haïtienne, de la classe ouvrière, des gens vivant dans des quartiers populaires, n’en parlons de ceux et celles des zones rurales », commente la structure dans une note de presse acheminée à la rédaction de TripFoumi Enfo.

    Interviewé par la rédaction sur la question, le président de la structure, Jean Rony Alexandre, les difficiles et tristes réalités auxquelles font face le pays imposent l’implication et surtout consultation de toutes les couches sociales confondues. « On ne peut se permettre de déchirer davantage le tissu social de la République. »

    Constatant la volonté infaillible de réaliser ce projet de référendum au détriment des aspirations du peuple haïtien, JEUNESSE MONTANTE dit demander aux jeunes du pays, aux élites économiques et intellectuelles, diaspora, les organisations féminines et celles des paysannes, de continuer á serrer les rangs pour une démarche participative et de dire que l’heure n’est aucunement propice.

    La flambée de l’insécurité qui paralyse tous les secteurs d’activité dans le pays où même les institutions scolaires et sanitaires ne peuvent pas fonctionner, la décapitalisation totale de la classe moyenne, l’impunité, la reddition de compte, la légalité et la légitimité de l’actuel Conseil électoral provisoire pour le renouvellement des personnels politiques, les violations systématiques des droits de l’homme dans le pays, l’incapacité du gouvernement actuel de donner de résultats concrets et se mettre au service de la population, un accord politique de sortie de crise, sont autant de point qui, poursuit la note, doivent être au cœur des priorités de l’heure.

    C’est dans cet ordre idée que l’organisation affirme d’emblée que, si oui, il doit y avoir référendum pour une nouvelle Constitution, « le processus de son élaboration doit-être inclusif et participatif avec pour base un large consensus populaire. »

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker