La route menant à Fonds-Verrettes-Thiotte, un calvaire pour les automobilistes

Après plusieurs accidents qui se sont répétés sur la route nationale numéro 8 menant à Fonds-Verrettes-Thiotte, Mapou. Pour cause, l’état lamentable de cette voie publique. Face aux divers drames, il incombe de nous adresser aux responsables des institutions ayant pour mission de réguler le transport en commun à travers tout le territoire national. Telles que la Direction de la Circulation et de la Police Routière(DCPR), de la Direction Générale des Impôts ( DGI), du Ministère des Finances, de celui des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) entre autres.

La circulation des véhicules sur la route nationale numéro 4, qui devient 8 aujourd’hui, avait toujours été un calvaire, et elle y reste encore surtout à hauteur de Fonds Parisien à la jonction qui se dirige vers le reste de l’Ouest et le département du Sud-est, en passant par Fonds-Verrettes. À quelques kilomètres de la Capitale d’Haïti, cette route est considérée comme un malheur ayant déjà causé pas mal de victimes dont plusieurs morts et ceci presque chaque jour. Êtes-vous d’avis de l’état lamentable dans lequel les chauffeurs de camions circulent sur la nationale #8 ? Les autorités centrales et locales gardent encore le mutisme, elles ne sont pas concernées. Les usagers de cette voie publique se livrent à eux-mêmes. De Fonds-Parisien à Boucan Chatte en passant par Forêt des pins, c’est plus qu’un véritable calvaire.

De plus, l’insécurité qui bat son plein sur cette voie publique en particulier à hauteur de ‘Papay-Timache’, commune de Ganthier où les bandits armés imposent leurs lois, mais également l’infrastructure routière reste un grand défi méritant une attention très soutenue. Les habitants de Fonds-Verrettes, Thiotte, Belle-Anse, Mapou, Anse à Pitre et autres sont les principales victimes de l’état indésirable de cette route où les autorités sont quasiment inexistantes.

Le saviez-vous combien vous, de la DCPR, de la DGI, des Finances… contribuez aux malheurs de nos sœurs et frères quand vous ne faîtes que liquider les permis de conduire tout en violant les articles 40, 41, 46, 56, 60, 186 et autres du Code de la route haïtien, particulièrement le décret du 26 mai 2006 régissant la sécurité routière?

La route menant à Fonds-Verrettes-Thiotte, un calvaire pour les automobilistes

Sommes-nous osés de dire, vous êtes des criminels? Oui, vous êtes bien des tueurs quand vous participez à l’insécurité routière. Travaillez-vous à renforcer les écoles de conduite du pays? Les syndicats de transports ne sont-ils pas aussi concernés? Vous participez à la déstabilisation de tout un système en occasionnant de multiples accidents de la route par ignorance. Nous devons vous rappeler, au regard des articles 164 et 165 du code de la route haïtien, la circulation est d’ordre technique et non politique. Donc, il faut qu’il y ait un technicien à la tête de ces entités combien palpitant d’intérêt pour le pays.

De Regretté mémoire, l’ingénieur Yves Auguste, l’un des meilleurs techniciens de tous les temps en matière de la prévention routière haïtienne disait: « L’ignorance en circulation automobile n’a de remède que le tombeau ».

Comment un handicapé physique, visible de tous peut avoir un permis de conduire du type B pour transporter les passagers dans des endroits vraiment difficiles ? Qui en est responsable? Qui sont responsables? À Fonds-Verrettes, Mapou, Thiotte, Belle-Anse etc. Les preuves sont claires, beaucoup de conducteurs n’ont jamais été à une école de formation, ils n’ont jamais subi un test ou examen audiovisuel qui est pourtant recommandé par la loi.

Un petit rappel: Article 57 du code de la route haïtien: Toutes les personnes atteintes d’une des maladies ou infirmités suivantes: épilepsie, aliénation mentale, vertige et épanchements brusques, paralysie, troubles cardiaques, surdité, alcoolisme, daltonisme, trouble grave de la vue n’ont pas droit à un permis de conduire. Cependant les personnes mutilées ou invalides pourront obtenir un permis de conduire, lorsque le véhicule ou son conducteur ou l’un et l’autre sont équipés d’appareils destinés à remédier à l’invalidité du conducteur. Dans ces cas, une mention ad hoc sera portée sur le permis après l’avis d’un spécialiste.

Le permis de conduire délivré aux personnes frappées de myopie, de presbytie ou de surdité ne sera valable que lorsque le chauffeur est équipé d’appareils destinés à remédier à ces infirmités.

En réalité, nous sômmes un pays spécial où tout est possible. Les instances qui contribuent à nos malheurs en matière de la circulation routière sont: Direction de la Circulation et de la Police Routière (DCPR), Direction Générale des Impôts (DGI), Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), Service de Signalisation Routière (SSR), Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Centre National d’Équipements (CNE), et les Mairies. Au regard de l’article 116 du code de la route haïtien: La Direction de la Circulation et de la Police Routière (DCPR) et le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications MTPTC doivent travailler en étroite collaboration, mais c’est souvent le contraire.

Haïti, un pays spécial qui mérite une attention spéciale, la voie publique se divise en trois parties: la chaussée, le trottoir et le caniveau mais rien n’est respecté. De plus amples détails dans notre prochain article sur la prévention routière.

Rappelez-vous toujours de cette fameuse phrase: La route blesse et tue.

Il faut toutefois souligner à l’encre indélébile que c’est l’unique route nationale n’ayant même pas un kilomètre d’asphalte où toutes les artères sont en terre battue.

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