En Afrique, le commerce et la consommation du pangolin continuent malgré la pandémie

« Depuis des années, le problème n’a jamais été le pangolin. », a martelé une dame qui défend la vente, l’achat et la consommation de la viande de l’animal dans les marchés publics à Libreville, capitale du Gabon.

Cet animal serait, selon des recherches effectuées par des spécialistes, le pont de transmission du virus de la chauve-souris à l’homme. Ce qui a conduit à l’interdiction de la consommation du pangolin sur tout le territoire chinois, pays où l’épidémie a été déclarée.

Pourtant, dans des pays africains, comme au Gabon, les habitants continuent de se nourrir de cet animal qui, pour nombreux, est beaucoup plus facile à chasser que d’autres animaux nécessitant que le chasseur ait en sa possession un pistolet et tout un équipage.

En dépit de l’interdiction imposée par les autorités, dénoncée par des organisations de protection de l’environnement et des animaux sauvages, en catimini, tout coule à flot. Des conteneurs remplis d’écailles sont toujours saisis à la frontière entre Gabon et Nigeria.

Ces lots d’écailles sont achetés à de forts prix, passant par le Nigeria, en direction de la Chine où l’usage est fait dans le secteur artisanal, entre autres.

Pour l’instant, la Chine interdit la consommation de cet animal dont sa vente a été au pic dans les dernières années, toutefois n’oppose à quiconque voudrait en faire usage dans le cadre de la médecine traditionnelle.

À rappeler, le braconnage du pangolin est interdit depuis 2017, et ceci, à l’échelle mondiale.

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