La Russie veut empêcher l’élargissement de l’OTAN à ses frontières

 
(TripFoumi Enfo) – La crise à la frontière russo-ukrainienne où Moscou est accusé de masser des troupes en vue « d’envahir l’Ukraine » se fixe de plus en plus. Ce  17 décembre, la partie russe a proposé des discussions dans l’objectif de « protéger » ses frontières d’un éventuel élargissement de l’OTAN. Des négociations qui, selon les autorités russes, pourraient démarrer dans l’immédiat, soit dès le samedi 18 décembre.
 
En effet, le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a été très clair dans ses propos. « Les infrastructures de l’Alliance continuent de bouger, Il faut les arrêter. Nous devons revenir aux positions que la Russie et l’OTAN avaient en 1997, lors de la signature de l’acte fondateur de nos relations », a-t-il fait remarquer. Moscou a présenté un document à Washington pour présenter sa vision de ce nouveau traité dont il souhaite obtenir.
 
De l’avis de plusieurs experts, l’une des préoccupations et « lignes rouges » de Moscou, c’est que l’Ukraine et la Géorgie ne puissent  intégrer l’Alliance. D’ailleurs, l’offre a été faite à ces deux pays auparavant. Mais, bien que le processus ait été gelé par la suite, la porte ne leur est pas complètement fermée, expliquent-ils
 
Face aux exigences de Moscou, officiellement, Washington a réagi par le biais de son conseiller à la sécurité nationale. « Nous avons été clairs en tant que États-Unis et, hier encore, les 30 nations de l’alliance de l’OTAN ont été claires dans une déclaration du Conseil de l’Atlantique Nord, nous sommes prêts à dialoguer avec la Russie. Nous avons dialogué avec la Russie sur les questions de sécurité européenne au cours des 20 dernières années « , a précisé Sulivan.
 
Toutefois, d’après ce que rapporte RFI, ce samedi 18 décembre, des diplomates à Washington, sous couvert d’anonymat, ont fait savoir que les États-Unis n’étaient pas satisfaits des demandes de la Russie et les jugent inacceptables. Il est rapporté que dans son document, Moscou aurait réclamé « le retrait de toutes les installations de l’OTAN mises en place après 1997 dans les pays d’Europe de l’Est. » Un haut responsable a confié que les États-Unis n’allaient pas compromettre la sécurité des pays européens. D’ailleurs, selon la partie américaine, ces derniers doivent être partie prenante dans d’éventuelles discussions à ce sujet.
 
Selon la BBC, dans ses documents, Moscou exige qu’il y ait une limitation stricte des activités de l’OTAN dans les pays d’Europe de l’Est ayant intégré l’Alliance après la chute de l’Union Soviétique. Les bombardiers lourds, navires de guerre et le déploiement d’armes dans des zones où elles sont capables de constituer une menace pour la Russie, devraient être proscrits.
 
Par ailleurs, réunis à Bruxelles pour leur dernier sommet, les dirigeants européens ont évoqué la tension avec la Russie et ne cachent pas leurs inquiétudes. « Nous faisons face probablement à la situation la plus dangereuse de ces 30 dernières années. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter le scénario du pire », affirme le président lituanien Gitanas Nauseda.
 
Cependant, il faut souligner que cette crise entre la Russie et l’Ukraine, qui a généré cette tension entre le Kremlin et les occidentaux, a démarré avec la chute du président Viktor Ianoukovytch en 2014. Ce président, pro-russe, élu démocratiquement, a voulu signer un accord de rapprochement avec les russes au détriment d’un accord avec les européens. Ce qui a déclenché des vagues de contestations ayant conduit sa fuite du pouvoir.
 
Cette crise a entraîné l’annexion de la Crimée par la Russie et une guerre civile  avec les régions russophones du pays. Les rebelles avec l’appui de la Russie ont pu chasser l’armée de Kiev du Dombass, particulièrement de Donestk et de Lougansk.
 
Les accords de Minsk, signés en février 2015 avec les dirigeants de la Russie, de l’Ukraine, de la France et de l’Allemagne, sont censés mettre un terme à ce conflit. Mais les deux parties s’accusent mutuellement de ne pas les mettre en pratique. Les altercations sur la ligne de front sont de plus en plus fréquentes.
 
Gaby Joseph

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