Le CVO, remède naturel de Madagascar fait son chemin, une dizaine de pays africains emboîtent le pas

Lorsque la crise sanitaire liée au coronavirus est devenue une pandémie depuis son apparition en Chine en décembre, frappant notamment l’Europe et les États-unis avec une violence inattendue, beaucoup ont eu une pensée inquiète pour le continent africain, car il semblait évident que de nombreux pays ne seraient pas en mesure de faire face. Dans l’urgence, il fallait prendre au moins trois mesures dont on savait qu’elles étaient quasiment impossibles à appliquer : fermer les frontières, confiner les populations, traiter les malades.

Contre toute attente, le président malgache a créé la surprise en annonçant, le 8 avril dernier, qu’un remède à base de plantes cultivées sur l’île était susceptible de soigner les malades du coronavirus, puis une dizaine de jours,après, il a présenté son « remède » contre le coronavirus. Une décoction et une tisane bio à base d’artemisia et d’autres plantes malgaches tenues secrètes, développées par l’Institut malgache de recherches appliquées (Imra). À ce jour, sois un mois après l’annonce présidentielle du remède, le Madagascar ne compte que 193 cas confirmés, zéro mort et 101 cas de guérison liés à ce virus.

Le remède est censé prévenir et guérir le nouveau coronavirus, qui a déjà infecté plus de 3 millions personnes et tué plus 250 000 dans le Monde, mis au point par l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA). Une dizaine de pays en Afrique ont reçu des dons de cette décoction de la part de Madagascar. Alors que certaines organisations, notamment l’Union africaine, la Cedeao et l’OMS restent prudentes sur son utilisation et attendent des preuves de l’efficacité de ce remède.

La toxicité de la mixture a aussi été testée sur des souris et des rats. « On a pu démontrer l’efficacité du produit sur quelques patients et cela ne me dérange pas car l’IMRA travaille depuis plus de 30 ans sur ces plantes et l’Artemisia est utilisée depuis 2400 ans en Chine. On se base sur l’histoire qui montre que le produit a fait ses preuves dans le domaine de la santé. Mais si certains hésitent quant à son efficacité on ne peut pas les empêcher», réagit l’IMRA après les différents communiqués de l’OMS, de l’Union africaine et de la Cedeao.

Un traitement préventif et un traitement curatif ont été mis en place. « Il s’agit de la même formule mais les doses sont différentes. Le traitement curatif se fait uniquement en milieu hospitalier et la quantité de Covid-Organics est plus importante car pour atteindre un virus, il faut apporter plus de quantité en terme de molécules médicamenteuses », indique le professeur Rafatro.

L’Artemisia représente près de 62% de la composition de ce remède traditionnel amélioré et de deux autres plantes, a indiqué l’institut. Mais l’IMRA refuse de révéler sa composition exacte, ce qui l’empêche d’obtenir une autorisation de mise sur le marché. Le ministère de la Santé a délivré une autorisation de mise en vente temporaire de la décoction dans le pays, mais elle ne peut pas être vendue à l’étranger. L’IMRA souhaite d’abord breveter son remède avant de révéler les plantes qui le composent.

Si son efficacité est prouvée scientifiquement, l’OMS va devoir redéfinir sa stratégie dans la bataille contre le nouveau coronavirus en se basant aussi sur les remèdes naturels, qu’elle déconseillait auparavant, pour les rendre accessible au Monde entier.

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