Savez-vous que les médias peuvent détourner une lutte populaire?

La presse est cette communauté composée de différents médias (Radios, Télévisions, Journaux etc.) dont la mission est généralement définie en trois mots distincts : Information, Formation et Distraction. Certaines structures politiques ne misent pas sur le respect des médias dans leur mission spécifique. Les médias sont souvent perçus comme un pouvoir à part entière, donc un quatrième. Quelle est la contribution des médias dans le détournement des luttes sociales.

Le poids des médias pèse lourd dans la lutte pour la construction d’un état démocratique. Ils ont chacun leur mobile qui, est leur centre d’intérêt. Certains, peu qu’ils soient, dépendent de la communauté (communautaire) et ne vivent que des fonds ramassés par les citoyens. D’autre, avec l’arrivée de médias commerciaux, dépendent des grands investisseurs dits secteur privé des affaires. Par le biais du sponsoring ces entreprises grace à un système de propagande s’accaparent de la lutte politique des masses.

Ces entreprises utilisent leurs ressources financières pour faire de l’état ou de la fonction publique, leur cour économique.
Tout comme il était à une époque sur la présidence de René Garcia Preval, des médias sont subventionnés. Ils bénéficient d’un montant pour tourner des spots de mobilisation provenant de divers Ministères et d’autres entités de l’état.
Ces médias peuvent ils contribuer à la lutte pour l’émancipation populaire?

Les médias ont un pouvoir qui peut influencer le comportement de la population. Ils peuvent manipuler l’opinion publique et induire la population en erreur. Ils sont et seront en conformité avec des normes des agents de socialisation, puisqu’ils forment une institution de socialisation.
Ils ont à travers leur manière de penser et d’émettre une capacité pour orienter la population

Plus de 50% de la population développe un rapport densément étroit avec les médias, Radios et Télévisions en particulier. Au petit levé du soleil, l’Oncle Trip Foumi cherche la station qui émet une édition de nouvelle pour vérifier et après traitement, le transfert au monde.

Ici, tout ne se réside pas seulement dans l’information qui est véhiculée. La forme, le fond ainsi que le traitement de l’information vont conduire TFE à réagir, d’où l’influence exercée sur une population assoiffée d’information.

Le traitement de l’information découle le plus souvent de la volonté des bailleurs qui permettent aux médias de subsister.

Quand c’est à la communauté de financer le fonctionnement du média (communautaire), elle lui revient l’obligation de s’aligner toujours dans la défense des droits et intérêts de la population qui peut, suivant ses prises de position ; lui ôter son droit d’existence.

S’agissant ici de ceux qui dépendent du secteur privé des affaires, ce sont les grands bailleurs qui donnent le ton. Ils utilisent les médias pour faire pression sur l’État et obtenir leurs avantages.
La population continuera à croire dans leurs promesses continues pour normaliser la situation et leur retirer dans cette situation infra-humaine dans laquelle elle vive.

Ainsi, cette population ou cette masse ne pourra plus se révolter pour exiger de meilleures conditions de vie.

Les médias qui vivent des frais de l’État, pour eux, le principe serait que la ligne éditoriale soit respectée dans toute son intégralité.
Même si ce n’est vraiment pas toujours le cas, quant à la personnalité du titulaire du poste.
L’État exerce toujours des pressions pour que l’opinion lui soit favorable. Ainsi, des dons sont, subventions, contrats de sponsoring sont alloués pour éviter que tout soulèvement populaire soit envisagé.
Ici, le discours facile est contagieux, lorsque le pays s’efforce de sortir de ce pétrin économique, ils généralisent la responsabilité comme : Aujourd’hui, « NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES ».

L’opposition politique divisée ne peut proposer des voies et moyens pour apporter des solutions rapides et durables sur la situation des masses dont les médias continuent d’enfoncer au fond de l’abîme.

Il faut rajouter que suivant une enquête quelques plusieurs stratégies sont susceptibles d’aider à détecter la position d’un média [Radio ou Télévision] :

  1. Dans la présentation des journaux, chaque moment a un nombre d’écoutes…

Si le journal est de 22h à 24h, puisqu’à 23h30, le présentateur, pro-gouvernemental, qui a l’impression qu’une forte partie de la population est succombée au sommeil, décide à ce moment de donner des informations de l’opposition.

  1. Dans le choix des questions…

Les médias ne sont pas toujours cléments par rapport à la sélection des questions pour poser à leur interviewé. Le groupe avec qui, ils ne se mêlent pas aura à affronter des questions difficiles avec possibilité d’insinuation accompagnant la réponse en signe d’incitation à la méfiance, ou détection de ruse.

  1. Le temps alloué aux intervenants…

Les médias qui dépendent de l’État ont toujours tendance à laisser plus de temps aux grands dignitaires de l’État d’intervenir que quiconque d’autres. Ceux qui parlent du bien du pouvoir ont toujours plus d’espaces d’intervention.

  1. Le choix des mots pour décrire les actions du pouvoir et ceux sélectionnés pour parler de l’opposition politique.

Ces stratégies auront des effets sur le comportement de la population. Elles vont conditionner la pensée des plus vulnérables qui sont malheureusement et majoritairement les plus nombreux.

Comme agent de socialisation, on ne saurait pointer du doigt seulement l’Ecole, pour ce type de mission sans questionner le travail des médias.
Les journalistes se cachent derrière l’objectivité que requiert ce métier pour se dédouaner de toute responsabilité sociale et politique dans la gestion de la cité mais, ils sont quand bien même les fruits de ce système de pensée et d’action qui serait à la base de tous les maux de ce pays. Ils font partie de cette chaine ou spirale négative qui détourne les revendications des masses au profit de la bourgeoisie traditionnelle.

La lutte de la population vise la satisfaction de la majorité, mais cela n’empêche qu’elle soit souvent détournée au profit de la classe possédante. Un détour qui ne serait possible sans l’implication des médias qui forment l’institution garante du statu quo.

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