Le département de la Grand’Anse, désormais sous la coupe réglée des bandits armés

Des bandits armés non identifiés ont pris le contrôle de plusieurs communes du département de la Grand’Anse, en particulier la ville de Jérémie ces derniers jours. Ces individus armés qui opèrent surtout le soir rendent la vie dure aux habitants de cette commune.

Plusieurs villes du département de la Grand’Anse fonctionnent sous l’égide des groupes armés. Les habitants des Abricots, de Dichity, Chambellan, Anse-Denault, Dame-Marie, entre autres sont livrés à eux-mêmes. Les forces de l’ordre semblent impuissantes face à ces hommes armés qui, apparemment mieux équipés.

Ces criminels notoires ont violé plusieurs membres d’une seule famille dans la localité de Previle, jusqu’à présent les autorités judiciaires n’ont rien fait pour mettre hors d’état de nuire ces présumés violeurs. Aucune enquête n’a été menée afin de procéder à l’arrestation de ces malfrats.

À Chambellan, 3 policiers ont été pris en otage par des bandits armés opérant dans cette commune et ils ont été contraints à quitter le commissariat sous la pression de ces individus lourdement armés.

Selon le maire principal de cette ville, ces voyous ont accompagné ces 3 agents jusqu’à la sortie.

D’après Gérald Guillaume, le Coordonateur de l’Initiative Départementale Contre la Traite et le Trafic des Enfants (IDETTE) qui intervenait à l’émission TI KOZE AK TT sur TripFoumi Enfo ce mardi 11 août 2020, la cité des poètes devient le bastion des bandits armés qui sèment la terreur quotidiennement.

Les viols collectifs, vols et enlèvements sont très fréquents actuellement à Jérémie où même les fillettes ne sont pas épargnées. Le défenseur des droits humains demandent aux autorités policières de prendre les mesures nécessaires afin de contraindre ces présumés criminels à quitter la ville ou à les appréhender.

Le maire de Chambellan de son côté, a déclaré que les chefs de gang du département lui ont demandé plusieurs milliers de gourdes pour faciliter son installation à la tête de l’administration communale.

Face à tout ça, des citoyens ruminent, étouffent des complaintes. Au fond de certaines gorges, l’acide des récriminations remonte. Contre la PNH, accusée à tort ou à raison de passivité, d’inefficacité, de refus de faire le strict minimum, même une interposition dissuasive avec ses blindés pour protéger des vies, particulièrement celles de vieilles femmes et d’enfants en bas âge à Jérémie et ses environs.

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