Rosemila Petit-Frère dénonce le changement suspect du commissaire de police de l’Archahaie

Pour tenter de reprendre le contrôle de la cité du drapeau, barricadée depuis tantôt 10 semaines, le gouvernement haïtien via le haut état-major de la police nationale d’Haïti, a opéré des changements stratégiques au sein de la police nationale d’Haïti à travers plusieurs communes du département de l’ouest notamment à Archahaie.

Dans une entrevue accordée à Radio Caraïbes FM ce lundi 25 novembre 2019, la maire de la Cité du drapeau, Rosemila Sainvil Petit-Frère s’insurge contre le changement du commissaire de police effectué dans sa commune cette semaine. Selon l’édile de l’Archahaie, ces changements ont été opérés dans le cadre d’un vaste complot pour casser la mobilisation de la population, qui réclame une meilleure condition de vie et le départ du président de la République Jovenel Moïse au pouvoir.

Ayant perdu toute crédibilité face à la population haïtienne, le chef de l’État se sert de la police nationale d’Haïti pour mâter les mouvements de revendication du peuple haïtien, soutient la maire. « Le président est en train de manipuler l’institution policière afin de l’aider à s’accrocher au pouvoir, ce qui est contraire au code déontologique de l’institution policière » a déclaré Rosemila S. Petit-Frere. « Le rôle de la police « c’est de protéger et servir » et non de faire la répression pour quiconque, il n’est à la solde d’aucun pouvoir », rappelle t-elle.

Par ailleurs, la maire condamne le comportement autoritaire que le locataire du palais national veut instaurer dans le pays spécifiquement dans la commune de l’Archahaie. Elle a déclaré que Jovenel Moïse avait exercé de fortes pressions sur le directeur général a.i de la police nationale d’Haïti pour le mettre dans la nécessité d’effectuer des changements au profit de son pouvoir.

Parallèlement, elle dénonce des individus qui infiltrent le mouvement légitime de la population dans le but de rançonner les usagers de la route et commettre des crimes sexuels sur la population civile. Cependant, elle estime que ces individus qui rançonnent la population derrière les barricades fonctionnent directement sous l’égide du pouvoir en place, en vu de discréditer le mouvement du peuple haïtien.

En dernier lieu, Mme Rosemila Petit-Frère rappelle le président Moïse et le DG a.i de la PNH qu’elle est encore l’élue de cette commune. Par conséquent, elle affirme selon loi qu’elle doit être au courant de tout changement effectuant dans sa municipalité.

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