« Avant ton départ, je croyais que pleurer était un signe de faiblesse », écrit Me Lacks-Guvens Cadette à Me Dorval

Me Lacks-Guvens Cadette pleure le départ du bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, assassiné dans sa résidence privée, ce vendredi 29 Août 2020.

Il déclare qu’avant le départ du professeur, il croyait que « pleurer était un signe de faiblesse » maintenant il affirme « qu’il est l’expression d’une profonde tristesse du départ pour l’orient éternel d’un homme de grandes cultures juridiques, d’un militant pour l’établissement d’un État de droit et d’un avocat qui s’est donné pour vision républicaine, le respect de la dignité humaine et l’exercice de la profession. »

C’était, pour Me Cadette, « un homme ouvert aux discussions, partisant du pluralisme idéologique. Je me rappelle de tes mots vers les 1hre30, le jour de ton exécution: ‘’Tu ne dois jamais exercer une profession à demie, donne toi à fond dans tout ce que tu entreprendras. Je pars, je ne resterai pas, je dois donner tout ce qu’il y a de bons au Barreau et aux institutions du pays. Lacks tu mènes un combat, tiens bon et sois prudent. Il faut faire de l’Etat de droit, une réalité dans le pays, continue sur le chemin. » »

Me Cadette continue pour dire à Monsieur Dorval « Si ta vie ne t’appartient plus et appartient au pays. Que tes assassins sachent qu’il reste encore des hommes à abattre. Car, le combat n’était pas seulement le tien, c’était le combat d’une génération d’avocats, d’étudiants, des forces vives du pays. »

« Que ton âme puisse nous aider à continuer le combat et sert de motivation dans la lutte contre l’insécurité, la dictature, l’impunité, l’injustice et l’indifférence. »

« Je suis attristé, j’ai peur mais je lâcherai pas Professeur et Bâtonnier. », promet le jeune avocat à la fin de la correspondance adressée au défunt.

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