Ce n’est pas un cadavre, c’est un homme mort

(TripFoumi Enfo) – “La mort d’un homme est une tragédie. La mort d’un million d’hommes est une statistique.” Joseph Staline

De part la permanence de l’injustice chez nous, nous semblons être touchés et être sensibles par la mort d’une personne que si et seulement si nous nous intéressons à son cas, sa situation, son histoire en général. Si nous la comptons parmis des millions de mort, la mort de celle-ci est totalement une défaite de sa signification et de son ampleur. Elle ne fait partie que d’un « chiffre » d’une statistique.

Collectivement, nous nous sommes jamais érigés en un seul homme pour arrêter la machine de l’insécurité, mangeuse d’homme. Sous l’emprise éphémère d’une émotion qui est un mélange de peur et de tristesse et avec un discours non radical, nous nous contentons d’un simple: « s’en est de trop! ».

Ce n'est pas un cadavre, c'est un homme mort

Notre peine est si vaniteuse et notre résilience si puissante que nous ne touchons jamais le fond. Les barricades du ventre et du bas-ventre semblent nous empêchées de voir et comprendre que l’état de l’État est délirent.

Si les citoyens ne se révoltent pas c’est qu’ils ne sont pas des hommes Disait l’Empereur Jacques Premier. Mais, nous sommes indifferents et nous concrétisons cette indifférence par notre inaction sans comprendre que celle-ci peut nous dépouiller de notre humanité. Ce silence opaque que reflète le bruit de nos paroles cacophoniques exprime laconiquement notre passivité.

Ce n’est plus un homme qui est mort mais un simple cadavre que nous ajoutons à notre liste. Ceci assurément modifiera nos statistiques mais difficilement notre vision du monde. Les enquêtes se poursuivent et se suivent et n’en finissent point. Mais, qui sait si elles avaient commencées?.

Les assassins sont libres de faire école d’influence car la justice est muette. Des humains meurent et nous, nous comptons des cadavres. Ces hommes morts, ces défunts, ne recouvreront leur humanité dans notre histoire que quand nous nous ferons justice.

Justice ne se fera pas pour les défunts mais pour les vivants, pour la société et surtout pour les générations à venir. Et ce sont ceux qui sont en vie qui doivent se lancer dans la lutte active pour celle-ci. Le meurtre ou l’assassinat de quelqu’un ne dérange que ceux qui existent dans le présent et ceux qui auront à exister dans le futur.

C’est tout à fait normal de mourir, l’humain est mortel. Ceux qui peuvent être anormal et inacceptable sont les causes et les conditions relatives à la mort. Si nous acceptons l’inacceptable c’est que nous sommes déshumanisés et que nous prennons plaisir à compter des cadavres.

Comme le disait l’autre:  » L’indifference dépouille l’homme de son humanité. Il faut être plus attaché à son humanité qu’au maintient purement physique de la vie.

Crédit Photo: Dany AUGUSTIN
Asst: Photo: Mercure Maico
Model & Makeup: Ophnie Fleurimond

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