La République dominicaine et sa politique migratoire

(TripFoumi Enfo)- Alors que la COVID 19 ralentit, on constate une accélération de la migration. Les gens continuent de quitter le pays pour s’installer ailleurs. Nombreuses sont les raisons qui les poussent à déplacer : l’insécurité, le chomage, l’instabilité politique, les persécutions politiques, la recherche d’un emploi, d’une vie meilleure etc… Pourtant, les pays d’accueil sont contraints souvent de renforcer leur diplomatie en appliquant une politique migratoire appropriée au mode de leur fonctionnement et rigide envers certains migrants. C’est le cas de la République dominicaine.

Faisant partie des Grandes Antilles, elle partage la même île qu’Haïti et le même écosystème. Les deux pays sont exposés aux catastrophes naturelles et font face aux mêmes défis environnementaux, cependant, un peu moindre chez les dominicains. Après le traité de Ryswick qui avait séparé les deux pays, l’un devenait colonie espagnole (République dominicaine) et l’autre était occupé par la France (Haïti). Le 3 juin 1777, la France et l’Espagne signaient le traité d’Aranjuez pour mettre fin à une dispute territoriale qui avait duré plus de cent ans. Mais, la question de frontière est définitivement réglée par le dictateur dominicain Rafael Léonidas Trujillo Molina lorsqu’il a donné l’ordre de tuer des milliers d’haïtiens vivant dans la partie non haïtienne. Le système politique dominicain est stable pour l’instant avec deux partis dominants PLD et PRD.

En République dominicaine, l’immigration est instrumentalisée comme dans beaucoup d’autres pays. Certains hommes politiques utilisent la migration comme un moyen dans le but d’accéder au pouvoir. En particulier, le nouveau président élu Luis Abinader. De plus, le racisme est omniprésent dans la pensée d’une grande partie des politiques et des idéologues. Il représente un élément important dans l’orientation des politiques de l’Etat. Si, d’une part, les étrangers venant des Petites Antilles ainsi que les haïtiens ne sont pas toujours les bienvenus, d’autres part, l’arrivée d’immigrants blancs est planifiée par des lois particulières et le processus de régularisation de leur statut est facile. L’observation faite par le sociologue Pierre André Taguieff, « La race blanche est supérieure et, qu’en définitive, le pays progresse en ayant comme base l’apport démographique des immigrants de race blanche issus de préférence des pays européens », décrit bien les comportements racistes et xénophobes des dirigeants dominicains vis-à-vis de certaines catégories de migrants.


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De toute façon, la migration est un droit de l’homme même si elle est instrumentalisée parce que les personnes réfugiées ont le droit de chercher une vie meilleure et fuir le désespoir. D’ailleurs, de nombreux dominicains ont vécu l’expérience de la migration. Donc, les autorités dominicaines ont le devoir de protéger tous les migrants sans aucune discrimination et de respecter leur dignité puisqu’ils contribuent à la survie du pays.

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