Et la vie s’en va d’Haïti!

(TripFoumi Enfo) – Il y a un pays où tout va de travers. Il s’appelle Haïti, fruit d’une révolution pas comme les autres. Depuis la proclamation de son indépendance en 1804, le nouvel État est plongé dans une rivière de crises. Au cours de ces 10 dernières années, la situation s’aggrave si bien que la vie se retire du territoire haïtien pour s’installer dans d’autres contrées du monde.

Les gens vivent avec la peur au ventre. L’insécurité galope et fauche jour et nuit. Ce, à tous les endroits. Personne n’est exempt. Dans la capitale haïtienne comme dans d’autres villes de province, les bandits armés font en effet la loi, et les autorités étatiques, semble-t-il, acceptent cela. Aucune action concrète de leur part pour en finir avec ce fléau. Somme toute, la population continue d’être une proie facile pour les criminels.

À cela s’ajoute la rareté de carburant qui a mis le pays à l’arrêt quasi-total. Hôpitaux, banques, stations de radio et d’autres institutions, incapables de s’approvisionner, ferment leurs portes ou diminuent leurs heures de fonctionnement. Entre-temps, le prix des transports en commun grimpe. Certaines gens, se trouvant dans l’incapacité de payer les courses, effectuent pédestrement des parcours de plusieurs kilomètres pour vaquer à leurs activités.

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La rareté des produits pétroliers handicape la distribution de l’eau, liquide indispensable à la vie, par la DINEPA, dans certaines zones au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Les citoyens vivent dans l’inquiétude et se questionnent sur l’avenir. Commerçants, industriels, professeurs, avocats, psychologues, tout le monde est aux abois.

Pour les quartiers en guerre, les écoles ne fonctionnent pas. À Martissant, les habitants abandonnent presque tout à cause des civils armés qui, tuant des citoyens à l’intérieur des véhicules, se disputent certaines zones à coups de balles réelles. Au bas de Delmas, Cité Soleil et Bel-Air, les gangs ne cessent de faire parler la poudre tout en faisant des victimes au sein de la population civile.

Tout est au point mort. Le tableau relatif à la réalité actuelle ne mérite nullement d’être admiré. Certains Haïtiens, peureux, se réfugient en grande quantité en République Dominicaine ces derniers jours. Qu’on se le dise, la vie s’en va d’Haïti à pas pressés.

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