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Ça sent du Jovenel Moïse

(TripFoumi Enfo) – La politique en Haïti se joue tout à fait différemment. La position d’hier ne peut être soutenue si l’on se fait désormais une place aux festivités gloutonnes du gouvernement. Me. André Michel est l’exemple le plus typique de ces parias politiques qui ne se prononcent qu’en fonction de la position où ils se trouvent, non au nom de la logique et des prescrits légaux.

Le feu président de la République d’Haïti, assassiné dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, ne savait pas que ses paroles allaient être reprises par ses opposants d’alors pour des sujets entachés de similitude.

Janvier 2020, le chef de l’État, en grand et puissant dirigeant, avançait ses pions, brisant ses adversaires sur l’échiquier politique, du moins ce qu’il pensait. La décision la plus plausible d’alors était de renvoyer la chambre des députés et les deux tiers du Sénat d’un seul coup, car, à ce moment, des sénateurs frappaient si fort que la plus banale des attaques paraissait un coup de massue. Le courant était dirigé de telle sorte qu’il soit opposé à ces élus. Le peuple était dressé à développer une haine si forte à l’encontre du parlement qu’à lui tout seul, dans les règles ou pas, n’aurait aucune chance de survivre à une telle préparation.

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La fin du mandat des sénateurs constatée, les « mis en échec » tentent en vain de casser la décision au niveau de la justice, l’avocat du peuple, à ce moment, multipliait ses tweets, presque tous érigés contre le président Jovenel Moïse, pour dénoncer les bientôt bonnes décisions de ce dernier.

Cette fois que la roue tourne où le président n’est plus et que le peuple est laissé aux dépens d’un plus grand client qu’est le gouvernement, un tweet des plus semblables à celui du dernier président élu retrouve magiquement son sens. Le premier ministre Ariel Henry est appelé à constater la fin du mandat constitutionnel des dix sénateurs restants.

Ce sujet fait, depuis quelques jours, de grands débats dans la Une de l’actualité. Pour le président du Sénat et plusieurs autres personnes, les six ans pour lesquels ils étaient élus n’arriveront à terme qu’au deuxième lundi de janvier 2023. D’un autre côté, pour le SDP, très écouté par le gouvernement, ces élus doivent plier bagage ce lundi 10 janvier 2022.
Qui l’emportera ?

C’est bien regrettable de voir qu’à chaque fois les dérives sont similaires. Personne ne veut vraiment rien concéder pour rentrer dans un temps constitutionnel capable de mettre fin à ces mauvaises pratiques qui empiètent sur l’essence même de la Constitution.

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