Guerre

Crise ukrainienne| Les États-Unis placent 8500 soldats en état d’alerte, alors que l’Europe veut éviter les réactions alarmistes

 
(TripFoumi Enfo) – D’un point de vue américain, pas de désescalade apparente dans ce qui pourrait être le plus grand conflit après la fin de la seconde guerre mondiale. Alors que l’Europe semble vouloir se démarquer des réactions « alarmistes », les américains, par le biais de la porte-parole de la Maison blanche, Jen Psaki, ce lundi 24 janvier, annoncent que 8500 soldats sont placés en état d’alerte afin de riposter à une invasion de l’Ukraine par la Russie.
 
Selon la Maison Blanche, cette mesure s’inscrit dans un plan des États-Unis pour faire face à tous les scénarios possibles en cas de dégradation de la situation en Ukraine. Le président serait en train d’étudier un éventuel déploiement de troupes américaines en Europe de l’Est, en réponse à celui de la Russie à la frontière ukrainienne.
 
Selon John Kirby, porte-parole du Pentagone, avoir 8500 soldats en état d’alerte signifie que ceux-ci pourraient être prêts en 5 jours à renforcer la Force de réaction rapide de l’OTAN, composée de 40.000 hommes, déjà déployés dans les pays d’Europe de l’Est.
 
Toutefois, «aucune décision n’a été prise sur un déploiement de forces en dehors des États-Unis pour l’instant», a-t-il précisé. Mais «il est clair que les Russes n’ont actuellement pas l’intention d’amorcer une désescalade», a poursuivi le porte-parole.
 
Cependant, les velléités d’escalade de Washington sont aux antipodes de l’approche européenne qui préconise de préférence une position moins belliqueuse. Le chef de la diplomatie européenne,  Josep Borrell, tout en assurant connaître le «degré» des «menaces» (de la Russie) invite à «éviter les crises de nerfs» ainsi que «les propos alarmistes» lors d’une rencontre entre les ministres européens des Affaires étrangères.
 
Concernant le rapatriement par les États-Unis d’une partie de son personnel d’Ukraine, «ce n’est pas une évacuation», a insisté Borrell. Une telle perspective n’était pas à l’ordre du jour de l’avis du cabinet de Sophie Wilmès, ministre belge des Affaires étrangères.
 
Emmanuel Macron, le président français, va dans le même sens que ses partenaires de l’Union européenne. Celui-ci qui doit rencontrer, ce mercredi  26 janvier, son homologue russe, Vladimir Poutine, annonce qu’il va proposer un «chemin de désescalade» à ce dernier. La France insiste sur le fait qu’il ne faut pas ajouter de «volatilité» sur la situation.
 
«Nous sommes préoccupés, nous sommes aussi très attentifs à ne pas créer d’ambiguïté, de volatilité supplémentaire», a lancé la présidence française, comme pour répondre aux allégations britanniques et américaines. Les premiers avaient déclaré que les Russes pouvaient attaquer «à tout moment», tandis que les seconds ont fait savoir récemment que le Kremlin chercherait à installer un dirigeant pro-russe en Ukraine.
 
Parallèlement, dans la même journée, une rencontre de haut niveau sera tenue à Paris avec des représentants de l’Allemagne, de la France, de la Russie et de l’Ukraine dans le format de « Normandie ». Dans la foulée, l’Élysée a annoncé que l’ambassadeur Pierre Vimont, représentant spécial d’Emmanuel Macron pour la Russie, sera dépêché à Moscou.
 
Par ailleurs, la France a laissé entendre que le parlement ukrainien, la Rada, devrait revenir sur la loi de transition. Celle-ci reconnaît la Russie comme « État agresseur et État occupant ». Ce qui est un irritant pour Moscou qui rejette de telles accusations.
 
Il faut rappeler que dans ce contexte, à l’instar des États-Unis et du Royaume-Uni, des pays baltes, adhérés à l’OTAN, ont transféré, la semaine dernière, des armes à l’Ukraine. Sollicitée aux mêmes fins, l’Allemagne avait refusé une telle démarche, jugeant qu’elle augmenterait les tensions au lieu de contribuer à désamorcer la crise.
 

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