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Richarson Bigot, une valeur sûre de la presse haïtienne

(TripFoumi Célébrité) – Si vous êtes un grand fan de la radio et ou des médias numériques en Haïti, vous avez déjà sûrement entendu sa voix et/ou lu ses écrits. Figure montante du journalisme culturel en Haïti durant ces dix dernières années, Richarson Bigot est originaire de l’Asile, commune du département des Nippes. Il est né et a grandi dans cette municipalité où presque tous les services sociaux de base sont rares, il y a fait toutes ses études classiques et celles-ci une fois bouclées, le voilà éligible pour franchir la barrière de l’Université. Devenir Prêtre de l’église catholique, c’est là sa véritable passion. Un rêve qui l’habite encore, mais, en attendant son éventuelle réalisation, TripFoumi Célébrité a rencontré Richarson Bigot pour un petit voyage dans son intimité et dans sa carrière.

Dans une petite localité appelée « Belle vue », 1ère section communale de l’Asile, Richarson Bigot a vu le jour le 31 octobre 1987 alors que le pays, ayant fraîchement rompu d’avec la dictature des Duvalier, est frappé de plein fouet par le cyclone Gilbert. Il a fait ses premiers pas à l’école presbytérale Saint Joseph. « Je n’arrivais pas à changer de classe, tandis que j’étais très intelligent à la maison, avait constaté mon père. Aussi, a-t-il donc décidé de m’inscrire à l’école nationale de l’Asile où j’ai passé 8 ans. Après, j’ai intégré le lycée Saint Joseph, de la 7e à la philo », a fait savoir le cadet d’une famille de cinq enfants dont trois garçons et deux filles.

L’enfance de Bigot a été marquée surtout par la présence de ses parents et de son ami, Frantz Milien Roba. « J’ai grandi dans une famille où mes parents n’étaient, certes, pas trop aisés, mais ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour me donner tout ce dont j’avais besoin pour avancer dans la vie », a indiqué Bigot, appelé affectueusement « Blan » par les Asilois, ses plus proches bien sûr. Il révèle avoir eu sur son corps des tâches, parce que, enfant turbulent qu’il était, son père avait l’habitude de lui donner des raclées », se souvient Richarson Bigot.

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Le rêve de devenir Prêtre part en fumée

Devenir Prêtre de l’église catholique, voilà ce dont il avait toujours rêvé depuis sa tendre enfance. Après avoir obtenu son bac, en 2007, le jeune Bigot a entrepris des démarches, tout seul, auprès du diocèse des Cayes pour pouvoir intégrer le séminaire de l’église catholique et concrétiser son rêve. Mais, c’était en vain, parce que, estime-t-il, il était trop jeune. Après une année sabbatique, Richarson Bigot, sur insistance de son père, a décidé d’entamer des études de Droit à l’École de Droit et des Sciences Économiques des Gonaïves (EDSEG). Des études qu’il a achevées en 2012, mais son mémoire de licence est réalisé 5 ans après. « Jusqu’à présent, je refuse d’accepter de n’être pas être prêtre de l’église catholique », regrette le père de deux filles jumelles.

Bigot, la radio et l’écriture web, double passion

C’est en 2006 qu’il a fait ses débuts dans la presse haïtienne, alors qu’il venait à peine d’être admis en classe de philo. Après la radio Vérité, il a déposé ses valises dans la radio Florilège de l’Asile. Pour des raisons liées aux études, il a été contraint de rentrer à Port-au-Prince. Dans cette capitale marquée, à l’époque, par la grande montée du Rap Kreyòl, Richarson s’y installe. Il a roulé sa bosse dans plusieurs stations de radio de la capitale et dans plusieurs médias numériques comme RCH 2000, RFM, IBO, Adduction Média, Sheshe 22, Hebdo 24, puis sa dernière maison, Radio Caraïbes, à l’émission MardiAltenative (2 ans), puis il a rejoint l’émission Canal Musical, aux côtés de Marck Brégard Anderson. « J’ai été introduit à la radio par l’animateur Jean Mary Simon (JMS) »‘, se remémore-t-il.

Richarson Bigot, une valeur sûre de la presse haïtienne

Moments difficiles pour Bigot ?

À la question de savoir s’il a connu des moments difficiles du haut de sa carrière, Richarson Bigot n’a pas souhaité en parler en détail. « Beaucoup de moments difficiles. Mais, je ne veux pas revenir dessus, parce qu’ils m’ont permis d’accumuler plus d’énergie pour continuer d’avancer », a lâché l’actuel avocat au barreau d’Aquin lors d’un entretien téléphonique accordé à notre rédaction.

Bigot, un humoriste ?
Ces derniers jours, sur sa page Facebook, Richarson Bigot partage une série de blagues inspirées des réalités typiquement haïtiennes, surtout des relations amoureuses. « Je n’envisage pas une carrière d’humoriste. J’avais publié quelques « punchline » sur mon statut de whatsApp, mes amis avaient vite réagi. Après, j’ai décidé de partager mes blagues sur ma page Facebook, et ces blagues ont récolté entre 200 et 500 réactions », déclare-t-il, tout indiquant qu’il n’a eu aucune formation pour être humoriste. « M jis ap trip », martèle-t-il.

Richarson Bigot, une valeur sûre de la presse haïtienne

Bigot, les livres, le cinéma et la musique

Bigot est un amoureux de la lecture, de la musique et du cinéma. « Quand je suis en voyage, j’amène avec moi au moins deux livres », a déclaré celui qui est déjà marié puis divorcé d’avec sa femme. En ce qui concerne la musique, il dit être un grand mélomane. « Je suis fan de Tabou Combo et de Zenglen. On me connaissait dans ma localité pour être branché sur tout ce qui se fait dans l’HMI. J’écoutais Brégard, Bernier Sylvain pour avoir accès aux informations ». Pour le cinéma, Bigot aime regarder les dessins animés, par dessus tout. « Le prince à New York » reste le film qui a marqué sa vie.

Bigot, un humaniste

Partout dans le pays, Richarson Bigot partage ses savoirs et son expérience avec d’autres jeunes. Ainsi, il a déjà organisé bon nombre de conférences destinées aux jeunes de l’église, surtout ceux des églises catholiques. Une passion qui l’anime encore et, dans cette voie, il souhaite continuer à apporter son support dans la formation de la jeunesse haïtienne. De ses collègues qui ont marqué sa carrière en tant que journaliste culturel, il se souvient d’Adelyne Bonhomme, Richard Alexandre et Nazaire Joinville. Se te yon bèl team », a-t-il dit, fièrement.

Richarson Bigot, une valeur sûre de la presse haïtienne

Richarson Bigot qui s’apprête à fêter ses 35 ans en octobre prochain est un journaliste culturel et un avocat militant au barreau d’Aquin. Depuis 2021, il est membre de l’émission Canal Musical animé sur les ondes de la radio Caraïbes FM. Au début de l’année 2022, il est devenu rédacteur pour le site de la Radio Télévision Caraïbes en partageant des articles, les uns plus intéressants que les autres. Richarson Bigot reste un homme fort de la presse haïtienne.

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