Jovenel Moïse tué, l’opposition politique regarde encore le pouvoir dans les bouteilles !

(TripFoumi Enfo) – Depuis la prise du pouvoir politique par Jovenel Moïse, une opposition était formée en vue de réclamer son départ à la tête du palais national. Le 58ème président d’Haïti n’a jamais eu la tête tranquille : des protestations populaires contre son administration, criminelle et corrompue, jusqu’aux os selon les protestataires.

Juillet 2018, le pays était plongé dans une flambée de violences, qui a duré 3 jours, à la suite de la décision du gouvernement d’augmenter les prix des produits pétroliers sur le marché local. Ce mouvement a été récupéré par l’opposition institutionnelle, regroupant plusieurs organisations et partis politiques.

L’année suivante, encore de nouvelles crises éclataient. Au lendemain du 7 février 2019, date marquant le 3ème anniversaire de son mandat, Jovenel Moïse était contraint de rester chez-lui : rien ne fonctionnait, Haïti était totalement paralysée par des citoyens qui avaient dressé des barricades sur les routes.

Vers la fin du mois de mars, un calme apparent était constaté. Les activités recommençaient à fonctionner à la normale. Septembre 2019, les mouvements de rue s’intensifiaient : paralysie encore une fois du train-train quotidien à travers le territoire national. Pas même les activités scolaires n’avaient pu être reprises après les vacances.

Selon les informations, le président, à nouveau, n’était même pas en mesure de se rendre au palais présidentiel, situé dans les environs de Champ-de-Mars. Des rumeurs avaient fait boule de neige, laissant croire qu’il aurait été en passe de démissionner pour un dégel de la situation, laquelle aurait coûté gros au pays sur les plans économique et sanitaire.

Des accords avaient été signés entre des acteurs politiques de l’opposition et des éléments de la société civile dans l’intention de faire une bonne gestion de l’après Jovenel Moïse. Décembre 2019, l’opposition politique commence à lâcher prise , question de faciliter la réouverture des classes, selon plusieurs opposants au régime en place.

L’année 2020 était arrivée dans le calme du point de vue politique. Mars 2020, soit le 19, deux cas de Covid-19 ont été recensés dans le pays, ce qui a exigé « aux autorités » de décréter un état d’urgence sur tout le territoire national. Selon plus d’un, cette situation de crise sanitaire aurait arrangé le gouvernement, puisque tout mouvement de rue était quasiment impossible même après l’enlèvement de cet état d’urgence 5 mois plus tard.

Neutraliser les colères, ce n’était pas possible pour Jovenel Moïse à quelques jours de la fin de son mandat le 7 février 2021, une date sur laquelle des yeux étaient rivés. Mais, l’opposition politique, en panne de capacité de mobilisation, allait perdre gain de cause, car Jovenel était resté sur la chaise présidentielle jusqu’à ce qu’arrive le drame qu’on connait tous.

En effet, le 7 juillet 2021, une nouvelle est tombée comme une traînée de pourdre. Dans les premières minutes de son arrivée, le doute s’empare presque tout le monde. Les minutes agonisent, et la nouvelle se confirme petit à petit : Jovenel Moïse est assassiné chez-lui à Pèlerin 5 vers 1h du matin par un commando et c’est vrai !

Qui, aujourd’hui, gère l’après Jovenel Moïse depuis sa mort ? Pas l’opposition politique en tou cas. Pour l’heure, ce sont les « tèt kale », qui assurent la continuité du pouvoir avec Ariel Henry comme le nouveau Premier Ministre qui vient de former son cabinet ministériel. Qui va remplacer Jovenel Moïse comme président ?

Ce qui est certain, c’est que l’opposition, qui ne jurait que par le pouvoir et avait désigné un président le 7 février 2021 pour substituer à Jovenel Moïse, regarde encore le pouvoir dans les bouteilles de ceux et celles qui travaillaient à la solde du président assassiné.

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