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La justice de Jovenel Moïse tarde à lui rendre justice, un an après !

(TripFoumi Enfo) – Ce qu’on aura semé, on le récoltera. Ce 7 juillet ramène le premier anniversaire de l’assassinat du Président Jovenel Moïse. Un an après, l’appareil judiciaire, qui était entre ses mains, ce qui est paradoxal, peine à lui rendre justice.

Dans les heures qui ont suivi l’exécution brutale du 58ème Président, la Police Nationale d’Haïti avait procédé à l’arrestation de plusieurs Colombiens, indexés d’être ses assassins. Ils sont tous écroués derrière les barreaux, même s’ils rejettent unanimement leur implication présumée dans ce crime.

Quid des soi-disant cerveaux de cet acte crapuleux ? Ils seraient tous encore dans la nature. L’ancien Sénateur du Sud, décédé le 14 août 2021, Gabriel Fortuné, avait signalé que le patron de l’Agritans avait été livré par son parrain, Michel Joseph Martelly, pas encore entendu par la Justice.

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D’autres personnalités publiques dont l’ex-sénateur John Joël Jospeh, l’homme d’affaires Samir Handal, Joseph Félix Badio, Dimitri Hérard, responsable de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN) ont été arrêtés. Si M. Handal est relâché par la justice turque, quant à M. Badio, il a plaidé non coupable. Et l’affaire stagne !

Malgré l’arrestation de ces personnes, son épouse Martine Moïse ne cesse de déclarer que ceux et celles qui ont mis fin aux jours de son mari se trouvent dans la nature. D’où la question que voici : Qui a tué Jovenel Moïse ? Une question à laquelle la Justice haïtienne peine à répondre.

Et pourtant ! Et pourtant ! « Nèg bannann nan » avait avoué nommer 50 juges corrompus dans l’appareil judiciaire. Dirigeant le pays par décret, faute d’un parlement quasi dysfonctionnel, il avait décidé de revoquer trois juges à la Cour de Cassation et de les remplacer par trois autres.

On se souvient des différentes tentatives de Jovenel Moïse pour réduire la marge de manœuvre de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA), institution qui l’avait indexé parmi ceux et celles qui ont participé dans le gaspillage du fonds du programme PetroCaribe.

Tout ce qu’on souhaite, dans le cadre de cette affaire, c’est que la lumière soit faite. Avant tout, que la justice soit rendue à toutes les victimes de l’insécurité au cours de son administration. Il y a eu tant de victimes à La Saline, Carrefour-feuilles, au Bel-Air !

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