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« Aucun rempart contre les ténèbres », un spectacle fascinant au Festival Quatre Chemins

(TripFoumi Enfo) – Le vendredi 25 novembre 2022, le restaurant Yanvalou à Port-au-Prince s’est transformé en théâtre du déroulement de la cinquième journée de la 19e édition du Festival Quatre Chemins. Durant cet énième jour marquant la tenue de l’événement, la représentation théâtrale de « Aucun rempart contre les ténèbres », un texte de Djevens Fransaint, a définitivement touché l’émotion de l’assistance.

Sous les yeux d’un public de plus d’une centaine de personnes, un groupe composé de quatre (4) personnes a réussi une somptueuse performance en représentant le texte « Aucun rempart contre les ténèbres », une mise en scène de Jenny Cadet. Via cette représentation, l’Association Quatre Chemins introduit au public de nouvelles figures dans l’univers du théâtre en Haïti. Ce n’est pas pour rien qu’on considère son festival éponyme comme étant une référence dans son champ dans le pays.

« Aucun rempart contre les ténèbres » est un texte exceptionnel à travers lequel l’auteur raconte une histoire assez particulière, ce qui fait toute la beauté de la scénographie. « Cette pièce raconte l’histoire de trois personnages pris dans le piège d’une nuit éternelle et qui dans l’espoir du jour s’entretuent et s’entredévorent », nous a confié Djevens Fransaint dans un court entretien accordé à notre rédaction.

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« Aucun rempart contre les ténèbres », un spectacle fascinant au Festival Quatre Chemins

Et pour expliquer le titre choisi pour le texte, l’ancien étudiant de la Faculté de Linguistique Appliquée ( FLA-UEH) a déclaré ceci : « Loin d’avoir une connotation pessimiste, le titre est une métaphore du mal-être qui sévit dans le pays, et une analyse des pulsions de domination qui poussent à la violence ». Son sens ? « Que les ténèbres sont partout. Que ça fait longtemps que dure son règne et celui de l’arbitraire. »

Comme c’est souvent le cas pour la grande majorité des écrivains, auteurs, compositeurs ou encore paroliers, leur vécu journalier sert souvent de leitmotiv leur poussant à écrire. Et ce n’est pas différent pour Djevens quand on l’a interrogé sur sa motivation à rédiger ce texte. « Notre quotidien d’abord. Le constat qu’on évolue dans un pays où il y a beaucoup de limites et de lois arbitraires. Ensuite, cette perception qu’au-delà des drames politiques il y a des individus rongés par des drames intimes dont les conséquences peuvent conduire à la violence », a martelé l’auteur vingtenaire.

En somme, l’auteur ne veut pas parler d’un message principal pour son texte. Selon ses dires, à travers le contenu, il veut tout simplement inciter le public à réfléchir sur certains problèmes qui rongent le pays. « Je n’aime pas ce mot « message ». Cela signifie qu’au-delà de tous les palabres il y a un point unique et essentiel dans le texte, tandis que moi j’écris avec cette conception que tout est essentiel dans le texte. Et « délivrer un message dans un texte » met l’écrivain dans la position de moralisateur, et il n’y a pas pire dans le travail de création. Je dirai que j’ai voulu inciter le public à un effort de réflexion sur les phénomènes d’exclusion sociale et de violence par l’intermédiaire d’une pièce qui allie humour et cruauté. »

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