Ebola: Révélations et démentis en Haïti, TripFoumi Enfo apporte des informations utiles

Le Jeudi 17 Octobre 2019, suite à un tweet du journaliste Yvenert Foeshter Joseph concernant plusieurs cas d’Ebola qui auraient été repérés en Haïti, la toile s’est enflammée de commentaires de toute nature. Néanmoins, le Directeur général du MSPP Lauré Adrien a démenti les déclarations de l’homme de micro. Au-delà de ces tergiversations, l’équipe de TripFoumi Enfo, consciente du danger qui plane sur la santé de la population haïtienne, croit nécessaire d’apporter des informations relatives à cette maladie qui est due au virus Ebola appartenant à la famille des filovirus.

Ses origines et symptômes.

Fièvre hémorragique à virus Ebola est l’ancienne appellation de cette maladie grave découverte en 1976 lors de deux flambées simultanées, l’une en République Démocratique du Congo précisément à Yambuku, un village situé près de la rivière Ebola et la seconde dans un autre pays africain, Soudan. Bien que les donnés désignent les chauves-souris frugivores (Ptéropodidés) comme véritable source, on ignore toutefois jusqu’à date l’origine de ce virus qui a déjà causé la morts à plusieurs milliers d’africains.

2 à 21 jours, durant cette période, aucun symptôme n’est encore apparu. Pourtant, après le 21ème, il est fort probable que les premiers symptômes apparaissent : fièvre d’apparition brutale, faiblesse intense, céphalée, irritation de la gorge et douleurs musculaires à la phase sèche de la maladie. Tandis qu’à la phase humide, des vomissements courants, diarrhée, éruption cutanée, des troubles de la fonction rénale et hépatique, parfois des hémorragies internes et externes. Cependant, sans ces manifestations, l’individu infecté n’est pas contagieux. Néanmoins, les personnes les plus exposées au risque sont les agents de santé, les membres de la famille du patient et les parents et amis en contact avec le défunt lors de l’inhumation.

Infection

L’être humain s’infecte par contact avec les animaux infectés ou en les mangeant et avec des liquides biologiques des personnes infectées. De surcroît, la transmission interhumaine se fait lorsque des liquides biologiques, du sang, des sécrétions (selles, urine, salive, sperme) de sujet infectés pénètrent dans l’organisme d’une personne saine par l’intermédiaire d’une lésion cutanée ou des muqueuses. En ce sens, vêtements, de la literie, de gants, d’équipements de protection et de déchets médicaux souillés sont à épargner des articles ou des environnements contaminés par les liquides biologiques d’un sujet infecté.

Transmission du virus par voie sexuelle

Selon OMS, sa transmission par voie sexuelle, de l’homme à la femme, est probable mais n’a pas encore été prouvée. Pour l’inverse, moins probable mais théoriquement possible. Entretemps, l’OMS recommande aux survécus de cette maladie d’utiliser des préservatifs et de faire un test jusqu’à ce le sperme ait donné par deux fois un resultat négatif. Dès lors, des pratiques sexuelles normales ne seront plus risquées. Pourtant, selon la base des nouvelles analyses portant sur les travaux de recherche en cours et de la réflexion du groupe consultatif de l’OMS sur l’action contre la maladie à virus Ebola, il importe aux survécus de cette maladie de respecter l’hygiène personnelle pendant 12 mois après l’apparition des premiers symptômes et d’avoir des pratiques sexuelles à moins de risques.

Traitements et précautions

Se laver les mains, éviter tout contact avec des liquides biologiques des cas suspects d’Ebola et s’abstenir de préparer les corps des défunts si ce dernier est la cause avérée du décès sont, entre autres, des mesures de précautions contre cette maladie mortelle.

Dans le cadre d’un essai en 2015, en Guinée, un vaccin expérimental anti-Ebola s’est avéré très protecteur contre cet ultravirus. rVSV-ZEBOV est le nom de ce produit qui a été administré à 5837 personnes. Et puis, 10 jours plus tard après la vaccination, aucune victime n’a été enregistrée.

Menée par l’OMS, le ministère Guinéen de la santé, l’Institut norvégien de santé publique et médecins sans frontières et d’autres partenaires internationaux, 11 841 est le nombre des personnes ayant participé à cette étude en 2015. In fine, La bonne protection apportée par le vaccin anti-Ebola est confirmée par les résultats finaux des essais.

À souligner, depuis quelques jours, l’être haitien ne sait en qui se confier. Car, le Directeur de la Radio Sans Fin Yvenert Foeshter Joseph, confirme qu’il y aurait des cas d’Ebola dans le pays, alors que de son côté, la deuxième personnalité du MSPP Lauré Adrien, soutient qu’il y a aucune trace de cette maladie en Haïti. Qui des deux a la vérité ? Qui des deux ment à la population haïtienne? En attendant ces réponses, informez-vous à partir de cet article de TripFoumi Enfo sur les causes, les moyens de transmission et les traitements de la maladie à virus Ebola.

Source : https://www.who.int/csr/disease/ebola/faq-ebola/fr/

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