Search Results for: jovenel moise

  • Des morts et du sang: par Fanel Delva

    Ils ont péché. Et le salaire du péché c’est la mort. Ils ont péché contre les commandements du PHTK qui veut que la population reste à l’état zombie. Jovenel Moïse souhaitait que les citoyens se taisent, malgré la misère, l’insécurité, le chômage, et l’inflation qui frise les 20%.

    Se révolter est un péché qui se paie par un projectile au cours des manifestations. Ou, peut-être, quelque part, dans un coin de rue, à l’insu de tous. Le sang d’innoncents coule à flots. À La Saline, Jovenel Moïse, le tigre ensanglanté, avait pu étancher sa soif. Fednel Monchéry et Joseph Pierre Richard Duplan avaient été les mains qui servaient à boire. Et comme si cela ne suffisait pas, du sang a coulé à Carrefour-Feuilles. Pas une seule arrestation, malgré des rapports indéxant les serveurs de sang de Jovenel Moïse. La vie ne vaut rien pour ce régime sanguinaire.

    Les anges de la mort du pouvoir en place sont partout. Ils assassinent des manifestants qui crachent leur colère, face à un système dont Jovenel Moïse est l’un des plus grands gardiens. Du sang coule comme une rivière. Les rues de la capitale et certaines villes de province peuvent en témoigner. Elles en boivent, malgré elles.

    Les canalisations ne conduisent presque plus d’eau vers la mer, mais du sang. Du sang de citoyens qui avaient un rêve. Ils voulaient seulement se battre pour un mieux-être garanti par la Constitution d’Haïti et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen.

    Combien de litres de sang qui doivent encore couler, avant de fermer le robinet ? Combien de morts faut-il encore, avant de cesser les exécutions ? Des morts et du sang, Jovenel Moïse en veut encore. Policiers, sbires du pouvoir, combien de temps votre soumission aveugle va-t-elle durer encore ?

    Plus une goute de sang ne doit couler. Beaucoup de citoyens sont déjà assassinés, depuis le règne de Jovenel Moïse. Deux journalistes, Rospide Pétion et Nehemie Joseph sont morts, sans oublier Vladjimir Legagneur porté disparu. Il faut leur rendre justice. Il faut que la lutte aboutisse. Perdre des vaillants sur le champs de bataille, le sang versé doit servir d’huile pour maintenir allumé le flambeau de la mobilisation.

    Des morts et du Sang dans un pays, où le peuple ne demande que le départ de Jovenel Moïse, et un nouveau départ avec un nouveau système.

    Fanel Delva
    17 Octobre 2019

  • Incendie à Lalue, Youri Latortue apporte son soutien aux artisans

    Sénateur Youri Latortue a apporté son support moral et financier aux artisans victimes de l’incendie qui a eu lieu à Lalue, à quelques mètres de Poste-Marchand.

    S’est rendu sur le lieu de l’incendie, le sénateur a partagé ses sympathies avec les artisans qui viennent de perdre leurs produits qui s’installaient dans la jointure de Lalue et de l’avenue Christophe.

    Avec une enveloppe de 100 milles gourdes, le sénateur a fait un geste financier aux artisans qui pleurent la perte de leurs produits, déplorant l’action des agents de la Police Nationale d’Haïti accusés d’en être auteurs.

    Larmes aux yeux, les artisans informent que les produits n’ont jamais eu de dommage avant. Les manifestants ne se préoccupent jamais d’eux, laissés sans contrôle dans ce coin de rue. “Ce sont des agents du CIMO qui ont mis le feu” a martelé un artisan.

    Au moment, acharné dans une lutte contre le président en place depuis son revirement, le sénateur Latortue n’a pas hésité de renouveler publiquement sa volonté de continuer à exiger la démission du président Jovenel Moïse, en se livrant inconditionnellement dans les mouvements des rues.

  • Panique à Léogane, la situation se dégénère, une station de radio incendiée

    Ce jeudi 17 octobre 2019, journée rappelant le 213 ème anniversaire de l’assassinat du père de la patrie haïtienne Jean Jacques Dessalines, plusieurs grandes villes du terroir sont en ébullition. En effet, Port-au-Prince, Cap-Haïtien, Cabaret, Mirebalais, Jacmel et Léogane font partie de ces villes réclamant la démission du locataire du palais national Jovenel Moïse. Par conséquent, les léoganais ont incendié une station de radio et font de nombreux désastres dans la cité d’Anacaona.

    Radio Excellence est le nom de la station incendiée par les manifestants dont son propriétaire est député de ladite ville qui selon les manifestants, ce député supporte le pouvoir en place. En outre, ces gens qui ont déambulé dans les rues durant cette grande journée de mobilisation ont tenté d’attaquer également le sous-commissariat de la ville et ont incendié plusieurs véhicules appartenant à la PNH. Ils ont aussi mis le feu à la mairie de Léogane ainsi que le tribunal de paix.

    À rappeler que la population a répondu à l’appel de l’opposition et des collectifs de petrochallengers pour cette énième journée de mobilisation.

  • Un journaliste de signal FM tabassé par des agents de l’USGPN

    Suite au dispositif de sécurité établi par la Police Nationale d’Haïti au champs de mars ce jeudi 17 Octobre 2019 afin de faciliter la rentrée du président au MUPANAH, les agents de l’USGPN ont passé à tabac un journaliste de signal FM Raynald Petit Frère, qui aurait transgressé les principes établis par la PNH pour contrôler le périmètre.

    Cet incident s’est produit au moment où le journaliste tentait de pénétrer l’aire du champs de Mars ce matin afin de retransmettre la cérémonie d’offrande et de recueillement à MUPANAH en mémoire de l’empereur Jean Jacques Dessalines présidé par le chef de l’État Jovenel Moïse.

    Cet acte barbare a révolté les collaborateurs de Raynald Petit-Frère. « La barbarie des policiers affectés à l’USGPN qui se croient au dessus de tout doit être stoppée », a déclaré l’animateur vedette de l’émission moment vérité sur signal FM, Péguy Jean. Plus loin, il exhorte l’inspection générale à réagir pour prouver son existence en identifiant et en sanctionnant, dit-il, ces policiers bandits.

    Pour l’instant, le journaliste se trouve à l’hôpital Bernard Mevs pour recevoir des soins que nécessite son cas.

    Il faut toutefois souligner que le périmètre dit interdit au journaliste Petit-Frère était libre d’accès aux journalistes étrangers, a dénoncé le reporter victime.

  • Joël Gentillon, le nouveau chef du CIMO

    Vladimir Chérubin vient d’être remplacé à la tête du Corps d’Intervention pour le Maintien de l’Ordre (CIMO). C’est Joël Gentillon qui prend désormais la commande de cette entité. Cette installation a eu lieu le lundi 14 octobre 2019 par le Directeur Général de la Police administrative, Mario Aubergiste.

    Le nouveau responsable de ce corps en a profité lors de son installation pour remercier le Haut Commandement de la Police d’avoir placé sa confiance en lui. Il a sollicité le soutien de tous les agents afin de mieux faire son travail qui est de maintenir l’ordre et la sécurité.

    Rappelons que le commissaire Gentillon était le responsable de l’Unité Départementale pour le Maintien de l’Ordre (UDMO) avant son arrivée à la tête du CIMO. Son installation vient dans un contexte très difficile, où les agents du CIMO s’exposent chaque jour à des mobilisations ayant pour toile de fond la démission de Jovenel Moïse au pouvoir.

  • Blondedy Ferdinand: coup d’oeil sur sa carrière, sa vie privée et ses multiples chapeaux

    Blondedy Ferdinand ne se ferme pas seulement dans le carcan qui provient des limons strictement définis par les vents de nos pensées et de perceptions. Elle se charpente dans des sillons aussi bénéfiques que chanter. Dans une interview accordée en exclusivité à l’équipe de TripFoumi Enfo, nous avons arpenté les arcanes de sa vie et en tirer des éléments d’informations que tout le monde ne connait (peut-être) pas encore.

    « J’ai démarré ma carrière avec la musique, avant le cinéma ». Je suis mariée et mère de deux enfants a lancé Blondedy pour démarrer l’entrevue. L’artiste qui a brillé de mille feux sur la scène cinématographique haïtienne, s’est timidement démarquée des films pour se consacrer à la musique. Donc, elle n’a pas de contrat cinématographique pour l’instant. Une décision prise malgré l’importance que joue ce domaine dans sa vie. Si « les couleurs de la dignité », l’un de ses meilleurs films, reste encore gravé dans la mémoire de presque tous les haïtiens, l’artiste a toutefois généralisé la donne en éructant avec accordoir que tous ses films lui sont chers et chacun marque d’une façon ou d’une autre un moment précis de sa vie.

    Cependant, l’artiste n’a pas pourtant démarré sa carrière avec le cinéma. Sa première parution sur scène date de l’avant sa participation à son premier film « I Love You Anne ». Elle ne s’était pas trop investie dans le domaine de la musique c’est en raison du fait qu’à l’époque les femmes qui chantaient n’avaient vraiment pas d’encadrement. Elle était contrainte par sa famille de laisser tomber la musique pour, ensuite intégrer le cinéma et se faire le nom dont elle est. Ce n’est que lorsqu’elle finit par se doter de ce nom qu’elle commence à réouvrir ses yeux sur la musique et de réaliser un duo à succès avec J-Beatz, lequel artiste ayant réalisé, à ses côtés, plusieurs tournées depuis le début de l’année 2019.

    « Je suis aussi une entrepreneure »

    Le nom dont elle se fait est produit d’une grande contribution des réseaux sociaux sur lesquels elle s’active amplement. Alors, tout le monde parle d’elle. Mais, elle en fait un canal pour se vendre étant à la fois artiste et entrepreneure. Ce qui passe très bien selon ses dires. D’ailleurs, elle se vante de la stabilité de sa carrière artistique, de son entreprise de produits cosmétiques, de ses efforts dans le domaine immobilier, activité dans laquelle elle reçoit environ 3,000 à 4,000 dollars américains tous les mois. Toutefois, le cadre entrepreneurial de l’artiste n’est pas nouveau dans sa vie. Dès son plus jeune âge, elle savait voyager, partir à l’achat de vêtements en République dominicaine pour liquider en Haïti.

    La musique, l’immobilier, les produits cosmétiques ne comblent pas le manque de l’artiste, c’est ce qui lui confère l’envie de procurer un restaurant sous la marque « Blonde Appétit ». Elle hésite encore de trop détailler, sur l’adresse du restaurant surtout, mais informe qu’au mois de décembre, tout le monde pourra aisément déguster la saveur du Menu de son start-up. Elle annonce aussi que les informations liées au restaurant, qui est en charpente depuis six mois, seront publiques que deux semaines avant son ouverture officielle.

    « Les critiques m’arrangent »

    Estimant que les critiques viennent de partout pour sa succombe, elle ne se tarde pas dessus. Elle pense capable de tout surmonter, disant parallèlement que les haïtiens critiquent par haine, arguant que cela est propre à la génétique des haïtiens qui critiquent pour: ce que l’autre faisait; ce que l’autre fait puis ce que l’autre fera à l’avenir. « Les gens ne parlent que de ce qu’ils connaissent. La plupart de ma vie n’est pas affichée sur les réseaux », relate-t-elle en poursuivant. Des gens me critiquent pour me faire avancer sans qu’ils ne le sachent, donc je n’ai aucun problème avec les critiques.

    L’idée de la vente de produits cosmétiques n’est pas venue du ciel, c’est dûe à une stigmatisation depuis longtemps supportée, jusqu’à ce qu’elle se reprenne et surpasse tout. Sa couleur actuelle n’est pas identique à celle possédée il y a dix ans. Elle déclare avoir fait des impacts de la stigmatisation, caractérisée par des appellations choquantes comme albinos etc, une rouille à son état délabré pour se hisser à la hauteur de ses rêves. Depuis, elle a consulté un spécialiste pour lui aider à l’amélioration de sa couleur qui n’était que simplement claire, dit-elle. Elle change de couleur avec les produits qu’elle est entrain de vendre : « Ce sont les produits Blondedy qui m’éclairent », dit-elle avec assurance. Ces produits sont tous originaires de l’Amérique, contrairement à ce que tout le monde en pense.

    Blondedy Ferdinand est millionaire, un rêve ou une vérité

    Mme Ferdinand n’a pas caché la véracité de l’information circulée sur les réseaux sociaux selon lesquelles, elle serait millionnaire. Tout en avouant l’être, l’artiste haïtienne se dit fière par le fait que ce n’est pas facile de devenir millionnaire, surtout quand on est venu d’une famille sans grands moyens économiques; aujourd’hui, elle peut se payer des luxes. Expliquant ce qui lui octroie le statut de millionnaire, elle dit donner à son labeur le târ, étant définisseur de son succès. « Je n’ai pas de vie, je n’ai que des visions », dit-elle avec croyance en cette vie qu’elle mène qui tourne autour de ses priorités.

    « Je ne veux pas que les artistes continuent à mourir dans la crasse, la pauvreté »

    Elle déclare vouloir briser la chaîne, celle qui appauvrit les artistes haïtiens jusqu’à la mort. Elle dénonce le fait que les artistes ne peuvent se doter d’un quart de leur besoin lorsqu’ils sont malades et que, souvent, ils sont assujettis au recueillement de dons pour l’achat de médicaments. Les artistes ne doivent pas oeuvrer seulement dans la musique, ils doivent également se prendre dans des activités entrepreneuriales, faire des investissements pour repêcher les sous perdus dans la musique.

    Quant à sa clientèle, Blondedy Ferdinand se dit satisfaite-. Ses clients sont immenses, compacts et partout. Pour elle, la raison principale de garder ses clients c’est parce que tout simplement ses produits sont de très bonne qualité. Les clients peuvent partir consulter d’autres marchand.e.s, mais retournent plus tard parce ses produits sont bons. Ils sont des gens de partout à venir se joindre à elle pour se procurer d’un produit, surtout ceux éclaircissants.

    Tout le monde connait Bondedy Ferdinand à titre de vendeuse de produits éclaircissants (Fanm Krèm nan), pourtant son entreprise ne se résume pas à ça. Elle vend aussi des produits permettant de vider les graisses de la peau, comme d’autres. Étant fière de son boulot, elle avoue son amour pour ce pseudonyme qu’on lui attribut toujours : « machann krèm lan ». Elle n’a pas encore de magasin (store), mais se dégage et vend ses produits grâce à la magie de la technologie. Elle veut en avoir un vraiment. Une idée fourvoyée au cours de sa gestation par celle de posséder le restaurant.

    « Les jeunes doivent mieux gérer leur temps »

    L’Internet qui la met à ce niveau est à ses yeux un atout pour quiconque dont l’envie est de gagner de l’argent. De ce fait, elle invite les jeunes à ne pas faire fi des avantages que donnent les réseaux sociaux, et d’en faire un usage calculé. Ils doivent consacrer leur temps à tisser les manoeuvres devant aboutir à la récupération d’argents, en lieu et place de publier des trucs dont les répercussions leur seront extrêmement négatives. En une semaine, Bondedy Ferdinand récupère près de 400 dollars américains sur Youtube et $1800 sur Facebook. Quant à ses détracteurs, elle se dit être grand bénéficiaire de leurs messages qui se sont succédés au bas de ses publications. Au lieu de la déranger, ses détracteurs l’arrangent.

    « Je ne change pas de train de vie »

    L’artiste ne se laisse pas pourtant emporter par le nombre d’argent qui lui vient au compte bancaire tous les jours. Elle change de maison à chaque fois pour s’accommoder, elle et sa famille. Ses deux enfants en particulier qui doivent, dit-elle, avoir une cour plus grande pour se recréer. Elle ne se change pas. Elle avoue être devenue plus prête à aider, restée la même personne. Selon l’artiste un sage ne change pas à cause de l’argent. Ce ne sont que ceux et celles qu’elle côtoie qui changent parce que leur tête est devenue chaude. « L’argent me donne une sagesse qui me rend plus compréhensive », lâche-t-elle en guise d’appui à la raison de sa façon d’être, et ajoute : « Quelqu’un qui n’a pas d’humilité sera égaré à cause de l’argent… Ce sont les relations humaines qui m’intéressent le plus maintenant ».

    Sur la question de ses rentrées économiques, l’artiste affirme que le cinéma n’est pas une activité rentable. La musique est beaucoup plus rentable, avoue Mme Ferdinand. Mais, ce n’est pas de la musique uniquement que provient sa fortune. Elle insiste sur le fait qu’elle ne se voit pas comme une artiste millionnaire, mais une entrepreneure millionnaire. Donc, sa fortune provient de l’ensemble de ses activités entrepreneuriales. Touche-à-tout, Blondedy Ferdinand cumule une somme approximative de 4 milles dollars par mois, seulement via les réseaux sociaux en particulier Facebook et YouTube.

    « Je n’aime pas être comparée »

    Les comparaisons qui se font tous les jours sur les réseaux sociaux ne plaisent vraiment pas à Blondedy. L’artiste déclare vexantes les comparaisons qui se sont listées sur les réseaux, la mettant aux côtés de Rutshelle et de Florence. « Je ne suis comparable à personne », dixit l’artiste-entrepreneure qui affirme que chaque personne a son histoire et qu’elles sont toutes différentes.

    « Il faut savoir comment et pourquoi avant de se positionner sur la crise politique haïtienne »

    En toute fin d’interview, s’arrêtant sur la crise haïtienne, l’artiste se questionne sur l’endroit à toucher pour entamer un changement en Haïti. Elle pense que le cas d’Haïti est comparable à quelqu’un qui marche sans atteindre la fin. « On peut avoir la volonté, sans avoir la capacité. On vous met dans la seule possibilité de donner à des gens qui ne peuvent rien cumuler davantage. C’est un endroit où l’on ne peut pas investir. On peut détruire votre business, l’incendier à n’importe quel moment. Aller en Haïti pour donner de l’argent et y retourner quelques jours après pour la même cause », déplore Blondedy Ferdinand.

    « Ma position est assimilable à celui du pays. Ils ont tué, ils ont brisé, ils ont tout dévalisé pour avoir Jovenel Moïse. Aujourd’hui, ils font la même chose pour son départ », lit-elle à travers cette page d’histoire que les haïtiens écrivent dans les rues contre le système. Quant à la démission du président, elle estime qu’une question aussi corsée ne peut être répondue par oui ou par non, il faut tenir compte du comment et du pourquoi. « Qu’est-ce qui va se passer après le départ du président? ; et s’il ne part pas ? », se questionne-t-elle.

    « Je pense que ce qui nous manque c’est le dialogue… Ensuite, le président doit entendre la voix du peuple », conclut l’artiste haïtienne Blondedy Ferdinand qui a permis à la rédaction de TripFoumi Enfo de tisser des informations relatives à sa vie pour vous offrir l’opportunité de la connaitre beaucoup plus.

  • « Encerclement du palais », une nouvelle stratégie proposée par Patrice Dumont

    La conférence de presse donnée au palais national par le président de la République Jovenel Moïse ce mardi 15 octobre 2019, n’a pas calmé l’ardeur de la population qui occupe le béton depuis tantôt 6 semaines. En effet, le sénateur de l’Ouest Patrice Dumont propose aux manifestants d’encercler le Palais national afin d’écarter, dit-il, Jovenel Moïse définitivement du pouvoir. Il a fait cette déclaration lors d’une intervention sur Radio Caraïbes FM à l’émission « intersection » présentée par Jean-Monard Métellus.

    Lors de cette conférence de presse, le locataire du palais présidentiel affirme très clairement qu’il ne partira pas avant la fin de son mandat. Cette attitude pousse certaines personnalités à penser de nouvelles stratégies en vue de le forcer à quitter le pouvoir. « Les leaders de l’opposition doivent entourer le palais national jusqu’a ce qu’il démissionne », soutient le parlementaire.

    Plus loin, l’ancien journaliste sportif demande à la police de ne pas empêcher la population à contourner le palais. « Le palais doit être en état de siège. D’ailleurs, les forces de l’ordre doivent comprendre que le peuple est à bout de souffle. Il faut le laisser s’exprimer », a-t-il déclaré.

    D’après Sénateur Dumont, le discours du président vient envenimer la situation. Il conclut que depuis cet après midi, les militants doivent ériger des barricades partout dans la capitale afin d’exiger sans condition le départ du président qui, dit-il prouve son incapacité de diriger.

    À noter que quelques minutes après l’intervention du chef de l’État, des membres de la commission présidentielle nouvellement créée pour faciliter le dialogue décident de ne plus y rester.

  • Me André Michel invite la population à la mobilisation ce jeudi 17 octobre

    Dans une note publique, le Porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire Me André Michel, invite la population à fouler le macadam ce jeudi 17 octobre en vue de légitimer, dit‐il, la commission de passation de pouvoir et continuer à exiger le départ du Chef de l’État Jovenel Moïse.

    « J’invite la population à investir le béton massivement pour valider la commission de » facilitation », clame l’avocat. Cette Commission, dit-il, est issue de la matrice populaire.

    Toujours selon Me Michel, l’opposition réitère son engagement à offrir au pays la véritable transition politique dont il a besoin pour attaquer les problèmes de fond de la société. « Le changement constitutionnel, la décentralisation, l’intégration socio-économique, » sont entre autres quelques de ces problèmes énumérés par le porte-parole du Secteur Démocratique.

    Toutefois, malgré leur grande volonté de renverser le vase, André Michel croit que cela ne peut se faire dans l’exclusion. « Pour réussir cette transition qui doit être la dernière, on ne doit laisser personne de côté », clame-t-il haut et fort.

    Il faut encore espérer ce que ce rendez-vous va apporter à la vague de mobilisation où le départ du président de la République en est l’acte de foi des manifestants.

    À rappeler, la Commission de facilitation dont Me Michel appelle la population à sa légitimation est constituée de personnalités comme Me Gervais Charles, l’ancien député Hugues Célestin, l’écrivain Gary Victor, le sociologue Antoine Augustin, colonel Himler Rébu, Marie Antoinette Duclair, Claire Lydie Parent, Michel Legros et l’ancien candidat à la députation pour la commune de Verrettes Père Frantz Grandoit.

    Rysdaël Clébert Duvelsaint

  • Au moins trois membres de « baz pilat » abattus dans la soirée du 14 Octobre

    Au moins trois individus dont les identités ne sont pas encore révélées auraient trouvé la mort dans la nuit du 14 Octobre, suite à une attaque armée à « kòk dò », un quartier de la commune de Port-au-Prince.

    Selon les premières informations dont dispose la rédaction de TripFoumi Enfo, les victimes seraient des membres de Baz Pilat. Ils auraient été tués lors d’une attaque surprise par les troupes de Village de Dieu, selon un habitant de la zone qui parle de six personnes tuées et plusieurs autres blessées. Parallèlement une autre source digne de foi faisant croire que serait une exécution interne où il y a actuellement un conflit ouvert entre les membres de ce groupe dénommée”Baz Pilat”. Les grands généraux du groupe éliminent les petits soldats qui ne respectent pas les principes, tel a été le cas pour L’homme à la valise, un membre important du groupe toujours selon notre source. “Se rat kay k ap manje pay kay” a-t-il conclu.

    À rappeler que depuis les vagues de mobilisation pour exiger la démission du Chef de l’État Jovenel Moïse, les habitants de Martissant, de 1ère et 2ème, 4ème, 5ème avenue Bolosse ne font qu’assister à des concerts récurrents de balles. « Chak maten, depi l jou n ap tande bri bal nan tèt nou », se plaignent certains riverains.

    Il faut toutefois préciser que l’assassinat de ces deux individus vient compléter la liste des victimes de la machine infernale de l’insécurité où les groupes armés imposent leurs propres lois. Quand cessera cette machine de l’insécurité qui fait pleurer la famille haïtienne?

  • L’arrogance de Garry Pierre Charles fait de lui le suspect #1 de l’assassinat de Néhémie Joseph. Dixit Bob C

    L’assassinat du Journaliste Néhémie Joseph dans des conditions non encore élucidées suscite pas mal de réaction au sein de la presse haïtienne. Le journaliste vedette de l’émission « premye okazyon » sur Caraïbes FM, Roberde Celiné, conseille à son confrère Garry Pierre Paul Charles de suivre la voie de la justice au lieu de persister dans l’erreur, lors d’une intervention sur les ondes de la radio Méga ce lundi 14 Octobre 2019.

    Selon Roberde Celiné, l’arrogance du patron de Scoop FM fait de lui le suspect potentiel numéro 1 dans cette sale affaire. Les interventions du journaliste vedette de « Haïti Débat » à travers les medias pour se defendre ne font que l’enfoncer dans le trou. En ce sens Bob C conseille à GPPC de garder le silence et constituer de préférence sa batterie d’avocat pour lui défendre.

    L’ancien candidat au Sénat pour le département de l’Ouest déplore ce scandale qui vient s’ajouter aux multiples problèmes que confronte la presse haïtienne ces derniers temps. Plus loin, Roberde Celiné dit souhaiter que cet assassinat ne soit pas l’œuvre du secteur de la presse et que la justice assume ses responsabilités pour que la lumière soit faite autour de ce crime crapuleux.

    Bob C a rappelle à Garry que l’arrogance, la précipitation et l’émotion ne sont pas toujours de bonnes conseillères. Il demande à son confrère de cesser d’être euphorique. Par ailleurs, il lui conseille de mettre un peu de sagesse dans sa folie et un peu de folie dans sa sagesse. Car selon Bob C, en voulant se faire passer pour un grand maître, dès l’entame de l’histoire, il a fait zéro comme note en disant que tout le monde à Mirebalais connaît les circonstances entourant la mort du jeune journaliste. Toutefois ses explications seront beaucoup plus utiles à un tribunal au lieu de prendre les médias. “Je ne vois pas comment tu vas t’en sortir mon frère“ a-t-il conclu.

    A rappeler que Garry Pierre Paul Charles est indexé dans cette affaire pour avoir menacé le journaliste de Panic FM et correspondant permanent de la radio Méga, Néhémie Joseph quelques jours avant sa mort. Cette menace survient à la suite d’une déclaration d’un manifestant au micro du défunt selon laquelle le patron de Scoop aurait hébergé chez lui le président Jovenel Moïse.

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